Magdeleine Dayot

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Nom de naissance
Madeleine DayotVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Magdeleine Dayot
Portrait buste en médaillon sur bronze (1913), par Abel Lafleur (musée d'Orsay[1]).
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Nom de naissance
Madeleine DayotVoir et modifier les données sur Wikidata
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Magdeleine Dayot (1885-1956) est une artiste peintre, décoratrice, et critique d'art française.

Fille de Mériem Lasky, née à Oran, et d'Armand Dayot[2], célèbre critique d'art et futur directeur entre autres de la revue L'Art et les Artistes, Madeleine Dayot (dite plus tard Magdeleine ou Magdeleine A. Dayot), avant même de perfectionner ses connaissances artistiques, expose pour la première fois très jeune, puisque, âgée de seulement 7 ans, elle montre un pastel de sa composition au Salon des pastellistes de Paris en , un Portrait d'enfant[3].

Elle est élève de l'Académie Julian (1905)[4]. En , elle fait ses véritables débuts, cette fois au Salon des arts décoratifs du pavillon de Marsan, proposant un paravent peint[5]. La même année, elle expose au Salon d'Automne, des fleurs peintes dans un style postimpressionniste[6]. En , elle présente des natures mortes au Cercle de l'union artistique, puis une toile remarquée, Souvenir d'Espagne, au salon de la Société nationale des beaux-arts[7]. En , elle rejoint le groupe La Bretagne artistique[8]. Elle revient ensuite au salon de la Société nationale des beaux-arts avec une nature morte, Tête de carton et fleurs de papier[9].

Durant la Première guerre mondiale, Dayot est la secrétaire de l'Œuvre du vêtement du prisonnier de guerre, action pour laquelle est reçoit la médaille de la Reconnaissance[4].

Après la guerre, Magdeleine Dayot poursuit sa participation avec la Société nationale des beaux-arts[10], en 1919, 1920 et 1921.

Elle participe également en 1921 au Salon des indépendants, puis de nouveau en 1922 ; cette année-là, son travail est particulièrement remarqué au Salon des arts décoratifs du pavillon de Marsan, où elle présente des sortes de paravents sur fond rouge[11].

En , elle participe à la 12e exposition de la Société moderne à la galerie Devambez[12]. C'est à cette époque qu'elle commence à travailler pour la manufacture de Sèvres qui lui commandes des motifs décoratifs[13].

Par la suite, Dayot devient une habituée du Salon des Tuileries[14], et revient régulièrement au Salon d'Automne[15].

En 1931, durant l'Exposition coloniale internationale, elle montre un tapis remarqué, qui est exposé dans le Palais colonial de la Porte dorée ; ce travail est le fruit d'une collaboration avec les Ateliers de Tapis France Orient, à Marseille, sous la direction de Zareh Tchouhadjian[16]. Par la suite, Dayot reçoit de nombreuses commandes de tapis, entre autres par les magasins À la Place Clichy[17].

En , elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur[4].

En , elle reprend la direction de la revue L'Art et les Artistes, fondée par son père en 1905 ; Magdeleine y écrivait depuis quelques années déjà, des articles critiques. Elle va maintenir la revue en vie jusqu'à la veille du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ouverte au débat, elle convoque par exemple, sur la question de la « crise de l'art », plusieurs personnalités du monde de la critique d'art, dont Waldemar-George, jugé rétrospectivement comme trop conservateur[18]. Dayot laisse d'intéressants articles de fond sur des créatrices, et, féministe engagée, elle participait à de nombreuses manifestations réunissant uniquement des femmes artistes. Elle fut l'une des plus enthousiastes sur le travail de Tamara de Lempicka.

Assez discrète après 1939, elle vécut, célibataire, jusqu'à sa mort en 1956, au 14 de la rue Saint-Dominique[19].

Reproduction du tapis exposé en 1931 (L'Illustration), actuellement exposé au Musée du Quai Branly - Jacques-Chirac.

Collections publiques

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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