Magnus Gottfried Lichtwer
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Sophia Emilie Richter (d) |
Magnus Gottfried Lichtwer, né le à Wurzen et mort le à Halberstadt, est un juriste et fabuliste allemand du siècle des Lumières.
Magnus Gottfried Lichtwer est le fils du juriste Magnus Gottfried Lichtwer dit l'Ancien (1680-1721) et de son épouse Dorothea Magdalena Wichmannshausen (1692-1727). À l'âge de deux ans, il perd son père et est alors pris en charge par son tuteur, le chancelier de la collégiale, Christian Albinus Zahn (décédé en 1748). Ce dernier lui permet d'étudier à l'université de Leipzig (histoire, droit et philosophie) à partir de 1743. Lichtwer poursuit ensuite ses études à l'université de Wittenberg, où il achève avec succès son cursus l'année suivante, obtenant un doctorat en droit. Le même mois, il reçoit également une maîtrise en philosophie. En 1742, il entre dans la loge maçonnique Minerva zu den drei Palmen (de) de Leipzig[1].
A la suite d'un accident, Lichtwer perd presque complètement la vue, mais cela ne l'empêche ni de poursuivre sa carrière ni de se consacrer à son œuvre littéraire. Il occupe son premier poste à l'université de Wittenberg où, à partir de 1747, il découvre les travaux du philosophe Christian Wolff, tout en y donnant des cours particuliers de philosophie du droit. La philosophie de ce penseur des Lumières l'inspire pour la publication, en 1758, du poème didactique Das Recht der Vernunft (« Le Droit de la raison »)[2].
L'éditeur Wolfgang Deer le soutient dans la publication de ses Aesopischen Fabeln (« Fables ésopiques ») en 1748[3]. Ces fables peuvent certes être considérées comme des œuvres indépendantes, mais elles révèlent une certaine affinité avec Christian Fürchtegott Gellert. Pour commémorer le centenaire de Lichtwer, Jakob Minor (en) a publié ses fables dans la collection « Deutsche National-Litteratur » (Littérature nationale allemande)[4].
En 1749, Lichtwer épouse Henriette Sophie Albinus à Wittenberg, avec qui il aura trois filles. Avec sa famille ils s'installent à Halberstadt. En 1751, il est nommé « Conseiller royal de la principauté de Halberstadt », obtenant ainsi un poste au sein de l'administration. Sa carrière progresse de conseiller consistorial (1760) à juge criminel (1762), lui laissant peu de temps pour ses ambitions littéraires. Ceci explique pourquoi, bien que Lichtwer se soit lié d'amitié avec Johann Christoph Gottsched et Johann Wilhelm Ludwig Gleim, il n'eut que des contacts superficiels avec le cercle de poètes de Halberstadt dirigé par « Père Gleim »[5].
Il devient ensuite juge et également membre du parlement régional et meurt à Halberstadt le , à l'âge de 64 ans. Quarante-cinq ans après sa mort, son petit-fils Ernst Ludwig von Pott, en collaboration avec Friedrich Cramer, publie une biographie de son grand-père ainsi que ses écrits[6].