Wikiwand AI

Mahlagha Mallah

From Wikipedia, the free encyclopedia

Mahlagha Mallah (en persan : مه‌لقا ملاح), née le et morte le , est une militante écologiste et bibliothécaire iranienne, fondatrice de la Société des femmes contre la pollution environnementale. Elle est surnommée la « Mère de l'environnement iranien ».

Naissance
Nom dans la langue maternelle
مه‌لقا ملاح‎‎Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Mahlaqa Mallah
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
مه‌لقا ملاح‎‎Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Mère
Fratrie
Mehrangiz Mallah (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Fermer

Jeunesse

Mallah naît le dans un caravansérail près de Now Kandeh (en), alors que ses parents sont en pèlerinage à Machhad[1]. Sa mère, Khadijeh Afzal Vaziri, et sa grand-mère, Bibi Khanoum Astarabadi, sont toutes deux des militantes des droits des femmes en Iran[1]. Son père, Aghabzorg Mallah, travaille pour le gouvernement et vit dans plusieurs villes[1]. À 17 ans, Mallah épouse Hossein Abolhasani[2].

Éducation et carrière

Après des études de philosophie, de sciences sociales et de sociologie à l'Université de Téhéran, Mallah obtient une maîtrise en sciences sociales en 1958[2]. En 1966, elle s'installe à Paris pour préparer un doctorat à la Sorbonne, où elle obtient son diplôme en 1968[2]. Durant son séjour à Paris, elle étudie également les sciences de l'information à la Bibliothèque nationale de France[2].

Après ses études, Mallah retourne en Iran et commence à travailler comme bibliothécaire à la bibliothèque de l'Institut de recherche en psychologie de l'Université de Téhéran[2]. Ce n'est qu'après sa retraite en tant que bibliothécaire que son mari et elle commencent leur campagne environnementale[2].

Militantisme écologiste

L’intérêt de Mallah pour l’activisme environnemental est nourri dès son enfance, sa mère, Khadijeh Afzal Vaziri, étant elle aussi une militante écologiste[2]. Toutefois, cet intérêt s’accru lorsqu’elle lors de ses années en tant que bibliothécaire et qu’en 1973, elle lit un ouvrage sur la pollution afin de comprendre comment la répertorier[3].

Après sa retraite en 1977, elle entreprend des recherches sur la pollution à Téhéran, en visitant les maisons et en faisant du porte-à-porte pour sensibiliser les habitants à la pollution et aux autres problèmes environnementaux[2],[4]. Elle fonde l'association Société des femmes contre la pollution environnementale, la première organisation environnementale non gouvernementale d'Iran[5],[6]. Fondée en 1993, elle est enregistrée auprès du ministère de l'Intérieur en 1995[7]. En tant qu'organisation militante, elle devient, en 2012, le plus important groupe environnemental d'Iran[7]. Présente dans 14 villes iraniennes, elle permet à plus de 25 000 familles de se mettre au recyclage[2]. En 2011, elle est considérée comme le groupe environnemental le plus populaire du pays[8].

En 2009, la Société publie un rapport intitulé « Droits à l’eau » et souligne l’urgence de la conservation des zones humides en Iran[9]. Ce travail comprend des actions menées dans la région de Zayandeh Rud[10].

Prix

  • Personnalité de l'année – « Patrimoine naturel et environnement » (2010)[11]

Héritage

Grâce à son activisme, Mallah est devenue la « Mère de l’environnement iranien »[12]. Elle est également qualifiée d’écoféministe, car sa vision des questions environnementales souligne la nécessité pour les femmes d’être au cœur de toute forme d’écologie[7].

Le documentaire de 2015 All My Trees, réalisé par Rakhshan Bani-Etemad, présente l'histoire de la vie de Mallah[13].

Mallah décède le , à l'âge de 104 ans[14].

Références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks