Mahnaz Shirali

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Mahnaz Shirali, née à Téhéran, est une sociologue et politologue franco-iranienne.

Elle est spécialiste de l'Iran et du monde musulman. Elle est auteure de plusieurs livres sur l'Iran et s'intéresse de manière profonde à l'Islam et aux régimes islamiques[1].

Mahnaz Shirali est née à Téhéran, en Iran. Elle obtient en 1992 un diplôme d'ingénieure en architecture à la faculté des beaux-arts de l'université de Téhéran.

Docteure en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), elle a soutenu en 2000 une thèse intitulée La jeunesse iranienne, une génération en crise. Elle est également titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (HDR), soutenue en 2017, intitulée Les prémices de la sortie de la religion en terre d’islam.

Elle a été directrice d'études à l'Institut de science et de théologie des religions de Paris, l'Institut catholique de Paris (ICP), et enseignante à Science Po Paris[2],[3].

Elle obtient le prix du « Monde de la recherche universitaire » en 2001[4].

Prises de position

Diplomatie iranienne

Mahnaz Shirali développe une analyse sans concession de la République islamique et, plus largement, des régimes islamiques. Selon elle, ces systèmes ne sont pas réformables : leur fonctionnement repose sur une imbrication du religieux et du politique qui empêche toute transformation réelle[5].

Au centre de sa réflexion se trouve la société iranienne elle-même, et en particulier sa jeunesse. Elle y voit une génération en rupture, qui rejette de plus en plus ouvertement les normes imposées et se détourne du shi’isme institutionnel. Ce mouvement traduit une crise profonde, mais aussi une évolution de fond[6].

Car, pour Mahnaz Shirali, un processus est déjà engagé : celui de la sortie de la religion en terre d’islam. Cette transformation ne prend pas la forme d’une révolution spectaculaire, mais d’un détachement progressif, silencieux, du religieux comme cadre d’organisation de la vie sociale et politique.

Elle souligne également le rôle central des olamas, non comme simples autorités religieuses, mais comme piliers du pouvoir. Leur alliance avec le politique constitue, selon elle, l’un des principaux obstacles à toute évolution.

Enfin, elle critique fermement les analyses occidentales qu’elle juge déconnectées des réalités du terrain, et parfois indulgentes à l’égard de régimes qui exercent pourtant une domination systématique sur leurs sociétés.Le , elle refuse l'idée selon laquelle le peuple iranien défendrait la politique nucléaire de son gouvernement, elle qualifie d'ailleurs le peuple iranien de profondément pacifique.

Elle a à maintes reprises exprimé son hostilité à la république islamique d'Iran et que le peuple iranien le subissait en disant notamment que « Les Iraniens sont devenus le bouc émissaire de leurs dirigents ».

Elle a autrefois défendu le maintien du dialogue avec les dirigeants iraniens, mais considère aujourd’hui que toute discussion avec les ayatollahs est vaine et sans effe[7],[8].

Interventions en France

Elle participe en France à une rencontre entre le CRIF et la Grande Mosquée de Paris en 2012 afin de célébrer l'amitié judéo-musulmane. De nombreuses personnalités sont invitées à cet évènement comme Eve Gani ou bien encore Karim Hervé Benkamla[9].

Elle intervient de manière fréquente sur certains médias afin de partager sa vision géopolitique comme dans Grand Soir 3 sur France 3 en 2017, dans le journal 28 minutes sur Arte en 2020, sur RT France en 2020 et dans l'émission Orient Hebdo sur RFI en 2021[4],[10].

Publications

Notes et références

Liens externes

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