Maiolino Bisaccioni
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Maiolino Bisaccioni nait à Ferrare, en 1582, d’une famille noble et ancienne de Jesi, ville de l’État de l’Église. Girolamo Maiolino Bisaccioni, son père, était poète et professeur de rhétorique et de poésie à l’université de cette ville. Il a laissé une comédie en vers, intitulée : Falsi pastori en 1605, et des poésies lyriques éparses dans divers recueils. Le jeune Bisaccioni fit ses études à Bologne, et y fut reçu docteur en droit. Il prit d’abord l’état militaire, entra à seize ans au service de la république de Venise, et eut avec le capitaine Cresti une affaire d’honneur, qu’il soutint avec fermeté. En 1603, après une campagne en Hongrie, où il avait donné d’autres preuves de courage et de vivacité, il se battit en duel avec Alexandre Gonzague, sous les ordres de qui il servait, ce qui l’obligea de sortir des États de l’Église. Il se mit alors à exercer la profession d’homme de loi dans le duché de Modène. Nommé podestat de Baiso, il fut accusé auprès du duc, d’avoir tiré un coup d’arquebuse contre un particulier, et mis provisoirement en prison ; mais cette accusation étant reconnue fausse, le duc lui donna comme réparation une podestaterie supérieure. Le prince de Correggio lui confia la régence de son État, et réunit dans sa main l’administration civile et militaire. Il fut à nouveau mis en prison ; mais ayant prouvé son innocence, le prince le combla de marques d’honneur, l’admit plusieurs fois à sa table, le conduisit publiquement dans son carrosse, et le nomma l’un des parrains d’un tournoi, où lui-même paraissait au nombre des combattants. Le cardinal évêque de Trente le fit gouverneur de cette ville, et commissaire des milices de toute la principauté. Il reprit ensuite l’état militaire, fut lieutenant général du prince de Moldavie, et se trouva, en 1618, au de siège de Vienne, où il défendit, seul avec le comte de Buquoy, commandant des troupes impériales et cinq autres officiers généraux, le pont de cette ville attaquée par les troupes de Bohême, jusqu’au moment où les milices vinrent à leur secours. Il traita en 1622 à Rome des intérêts de plusieurs princes auprès du pape? Il gouverna au nom du prince d’Avellino son petit État, il fut ensuite employé à la cour de Savoie par le duc Victor-Amédée et par la duchesse dans des affaires importantes[Lesquelles ?]. Il servit dans l’armée piémontaise sous le nom de comte de St-George, et il se battit encore en duel avec un officier du duc de Mantoue. Enfin, las de cette vie agitée, il alla chercher le repos à Venise, où il écrivit la plus grande partie de ses ouvrages. Il y rendit sans doute des services à la cour de France, car il reçut du roi le titre de gentilhomme de la Chambre, le cordon de St-Michel, et le titre de marquis. Tous ces honneurs, qui ne furent apparemment accompagnés ni de pensions, ni d’honoraires, ne l’empêchèrent pas de se trouver réduit à la plus extrême pauvreté. Il mourut le . Il était membre de plusieurs académies, de Naples, de Palerme, etc.