Maisie Hurley

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Décès
Nom de naissance
Maisie Amy Campbell-JohnstonVoir et modifier les données sur Wikidata
Maisie Hurley
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Maisie Amy Campbell-JohnstonVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
The Native Voice (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Maisie Hurley, née le à Swansea et morte le à North Vancouver, est une collectionneuse d'art et activiste alliée des Premières Nations. Elle participe à fonder The Native Voice, le premier journal autochtone à l'échelle canadienne.

Militante des droits autochtones

Maisie Hurley, naît le à Swansea au Pays de Galles. Elle est la fille de fille de Ronald et Amy Ellen Campbell-Johnston. Elle est envoyée en Angleterre pour suivre les cours d'une école privée[1].

Bien que non-Native, Maisie Hurley est la première femme admise à la Native Brotherhood of British Columbia (en), une organisation politique des Premières Nations dédiée aux droits des aborigènes[2]. Elle n'a pas de formation juridique mais elle s'implique avec son deuxième mari Tom Hurley, juriste, sur des affaires judiciaires et des modifications de la Loi sur les indiens[3].

A la demande Chef Haida Alfred Adams[4], elle dirige plusieurs années à titre bénévole The Native Voice (1946-1969)[5]. Le rédacteur en chef comme son adjoint, les directeurs et de nombreux contributeurs du journal sont des autochtones[6]. Ce journal est le seul organe d'information, à une époque où les rassemblements des Premières nations sont interdits[3]. Hurley utilise le journal pour attirer l'attention des canadiens sur les droits des autochtones et demande notamment au gouvernement de leur accorder le droit de vote[1],[7]. C'est aussi le premier journal à critiquer le système des pensionnats indiens[3].

Collectionneuse d'art

Les parents de Maisie Hurley sont des collectionneurs d'art autochtone qu'ils considèrent comme des « reliques indiennes »[3] selon Sharon Fortney, curatrice des collections indigènes au Museum de Vancouver. Puis divers objets culturels sont offerts à Maisie Hurley par les Premières Nations de tout le continent. Elle souhaite présenter sa collection au public dans un musée dans la réserve de North Vancouver-Capilano[2]. Cette collection d'artefacts et d'œuvres d'art des cultures Squamish et Salish de la côte constitue l'un des fonds du North Vancouver Museum où il est exposé en 2011 Entwined Histories: Gifts from the Maisie Hurley Collection'' (Histoires entremêlées : cadeaux de la collection Maisie Hurley)[8].

Vie privée

Après avoir fugué avec un pasteur anglican, elle contracte un mariage catholique avec l’agent immobilier J.R. Armytage-Moore en 1909. Elle le quitte quelques années plus tard lorsqu'elle rencontre Martin Murphy mais reste mariée avec Armytage-Moore jusqu'à sa mort en 1951[3]. Murphy est un travailleur manuel avec qui elle a cinq enfants qui naissent aux États-Unis. Au début des années 1920, de retour à Vancouver, après le décès de son mari, elle épouse Tom Hurley, un avocat progressiste[3] qu'elle rencontre à l'occasion de matchs de boxe qu'elle organise avec le Vancouver Athletic Club[1].

Maisie Hurley meurt le , suite à des crises cardiaques, à l’hôpital Lions Gate, à North Vancouver[3].

Publication

  • (en) The Native Voice, années 1947, 1949, 1950, 1951, 1953, 1954, 1955 (lire en ligne [PDF]).

Reconnaissance et héritage

Elle reçoit les honneurs de plusieurs communautés des Premières nations lors de cérémonies traditionnelles au cours desquelles elle reçoit des noms autochtones[9]. En 1949, le chef gitxsan Arthur McDanes la nomme Chief Sim-Klux (mère des rorquals). En 1951, elle est intronisée membre de la nation squamish sous le nom de Maithla como (la danseuse)[3].

Le chef Dr Robert Joseph, membre fondateur de Réconciliation Canada, affirme que The Native voice a joué un rôle de premier plan en faveur des droits des Autochtones (territoriaux, éducatifs, sanitaires)[3].

Références

Bibliographie

Liens externes

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