Maison Blanc

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Maison Blanc
La façade nord de la maison Blanc
Présentation
Type
Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées

La maison forte du Châtelard, dite maison Blanc, est une maison forte datant des XIVe – XVIIIe siècles, située à Beaufort, dans le département français de la Savoie.

La maison et sa parcelle sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

La maison Blanc est une ancienne maison forte située au 1 rue du Sommet de Ville, à Beaufort, près de l'église paroissiale[2].

Historique

Origines

Les origines de la maison forte du Châtelard sont mal connues, faute d'archives communales exploitables. Il est probable que cette maison ait appartenu à partir du XIVe siècle à l'archevêque de Tarentaise, lorsqu'il séjournait en Beaufortain. On sait en effet qu'au Moyen Âge, l'archevêque est représenté par un châtelain qui réside à Beaufort, dans cette maison forte, près de l'église[3].

Située dans le « quartier des tours », à Beaufort, appelé ainsi en raison de l'existence de nombreuses maisons bourgeoises munies de tours, signe de leurs privilèges anciens, la maison forte est, à partir du début du XVIIIe siècle, propriété de la famille Blanc[4].

Famille Blanc

Originaires d'Arêches, les Blanc (ou autrement appelés Blanc de Beaufort) sont à l'origine des exploitants agricoles qui vont devenir, et à partir du XVIIe siècle, les propriétaires terriens les plus importants du Beaufortain, assurant une production fromagère importante et de qualité. Avec les années, les Blanc vont prendre une place de notables dans le village, en devenant hommes de loi (avocats, greffiers et surtout notaires) puis en obtenant des fonctions publiques (secrétaire insinuateur) tout en conservant une activité agricole suivie de près[5].

La maison forte est achetée en 1732 par Joseph Blanc (1704-1777), notaire et secrétaire insinuateur. L'insinuateur, propriétaire de son office, est responsable de l'enregistrement des actes passés dans les communes de son ressort et de la conservation des archives du tabellion[6]. Joseph Blanc entreprend de modifier et moderniser la maison, qui a souffert de l'incendie qui a ravagé la commune de Beaufort en 1705[7].

Son fils Michel (1739-1806), prend la suite de son père dans ses fonctions et à la tête de la maison. Il épouse, en 1756, Marie-Françoise Conseil, sœur de Michel Conseil (1716-1793), premier évêque de Chambéry en 1780[8]. Michel Blanc est élu député de Beaufort à l'Assemblée nationale des Allobroges, le [9].

Marie-Ambroise Blanc (1776-1856) prend la suite de son père Michel Blanc. Il est délégué de la Savoie pour le sacre de Napoléon Ier, en 1804[10].

Son fils, Pierre Blanc (1806-1896), est sans contexte le membre le plus illustre de la famille Blanc. Avocat en 1836 (et non notaire, à la différence de ses frères), il est élu au parlement du royaume de Sardaigne à Turin entre 1848 et 1855. Puis, après avoir occupé divers mandats locaux, il est élu en 1876 député à la chambre des députés de la République française (la Savoie étant devenue française en 1860). Il restera député jusqu'en 1896, date de sa mort, et occupera pendant les dernières années de sa vie la fonction de doyen de la Chambre[11].

La maison Blanc appartient toujours à des descendants de Pierre Blanc.

Maison Blanc façade ouest

La maison Blanc fait l'objet d'un important programme de restauration. Il est prévu qu'elle soit ouverte à la visite une fois les travaux terminés.

Description

Notes et références

Voir aussi

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