Maison Kaminski

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TypeVilla
Orientationest, ouest ou sud
Maison Kaminski
Image illustrative de l’article Maison Kaminski
Localisation
Situation Rue des Alliés, Grenoble
Drapeau de la France France
Architecture
Type Villa
Style Style « paquebot » (Mouvement moderne)
Orientation est, ouest ou sud
Histoire
Architecte Fernand Kaminski
Commanditaire Paul Serméas

La maison Kaminski est un bâtiment de style moderniste français des années 1930 situé à Grenoble dans le département français de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. Il s’agit de la première construction du Mouvement moderne dans cette ville[1].

Il s'agit d'un exemple unique en région grenobloise de Style international du mouvement moderne.

Fernand Kaminski

La maison Kaminski fut conçue par l’architecte DPLG Fernand Kaminski (1903-1993)[2], ancien élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, et inscrit à l'ordre des architectes de Rhône-Alpes entre 1942 et 1984[3].

Fernand Kaminski a contribué à plusieurs réalisations locales, comme le château d'eau de Pont-de-Claix [4]ou l’immeuble Roux-Spitz, au 1, avenue Alsace-Lorraine[2],[5].

Construction

La maison Kaminski se situe au sud-ouest de l'hyper-centre de Grenoble. Elle fut conçue pour Paul Serméas, directeur des biscuits Brun, propriétaire de parcelle rue des Alliés, dans une ancienne zone rurale au sud-ouest des anciens remparts de la ville, qui était devenue dans les années 30 la première zone économique du Grand Grenoble. Quelques années plus tôt, en 1925, se tenait à Grenoble l’Exposition internationale de la houille blanche sur le terrain militaire du Polygone du génie (devenu le parc Mistral). La nouvelle tour d’orientation d’Auguste Perret, phare de l’exposition et de la Ville face aux montagnes environnantes, donne l’exemple de nouvelles possibilités, et de nouveaux matériaux. Quelques années plus tard, Paul Serméas demande une villa aux formes et matériaux novateurs à Fernand Kaminski.

Le , Paul Serméas (père) sollicite un permis de construire sur sa propriété entre la rue des Alliés et la rue Honoré de Balzac à Grenoble. Le , il précise son intention d'édifier rue des Alliés un bâtiment à usage industriel (perpendiculaire aux Alliés) et un petit bâtiment à usage de conciergerie, bureau et habitation. Le , Paul Serméas confirme au directeur de la voirie son accord pour céder du terrain pour agrandir la rue des Alliés.

Le , Fernand Kaminski confirme le nouveau projet de construction à la mairie, avec recul de m par rapport aux plans initiaux. Le permis de construire est accordé par la mairie de Grenoble le [6]. Jouxtant la villa, par une demande de permis de construire en date du , un entrepôt extérieur au toit de sheds sera ajouté en 1960, après un changement de propriété d’une part de la parcelle en faveur de Léonce Riondet, directeur de la Société des cartonnages du Dauphiné.

Protection

Appartenant à la Ville de Grenoble et désaffecté depuis le début des années 1990, le bâtiment est menacé de démolition. Architectes et historiens de l'art interpellent la municipalité, rappelant que l'édifice est remarquablement dessiné et construit. La ville le classe parmi ses édifices remarquables et interrompt son projet de démolition, sans pour autant lancer un programme d'occupation. L'édifice est abandonné puis occupé à plusieurs reprises.

Squat

Balcon de la maison Kaminski, dégradé par l'entreprise Colas.

Le , les personnes qui occupent la maison depuis le début de la semaine sont expulsées sans procédure judiciaire[7]. Le , une manifestation contre les expulsions se termine devant le 106 rue des Alliés, réoccupé depuis plusieurs jours. Les occupants sont expulsés une nouvelle fois sans procédure[8]. En , la maison est de nouveau occupée. Les occupants écrivent une lettre ouverte aux pouvoirs publics[9].

Le , à la veille de l'hiver, GEG, dont la mairie de Grenoble est l'actionnaire principal, fait réaliser une coupure d'électricité du bâtiment. Lors de cette opération, une pelle mécanique présente sur les lieux pour procéder aux travaux de terrassement détériore volontairement de quelques coups de pelle mécanique le balcon de ce bâtiment pourtant classé au patrimoine historique, et ce alors même que des habitants s'y tenaient. La police présente sur les lieux n'a pas réagi[10]. Selon Le Dauphiné, les occupants de la maison Kaminski ont agressé (lancés de projectiles, eau et urine) les agents de Gaz Électricité de Grenoble (GEG) lorsque ceux-ci se sont présentés pour couper le courant pour un chantier à proximité, et la police serait intervenue pour les protéger, ce qui a mené à l'interpellation de dix-huit occupants de la maison. La mairie a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'une procédure d'expulsion [11]. Ils seront libérés vingt-quatre heures plus tard, aucune charge n'ayant été retenue contre eux.

Caractéristiques

Notes et références

Voir aussi

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