Maison Masséna

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Type
Style
ancien presbytère
Construction
vers 1760-2006
Patrimonialité
Maison Masséna (Bagneux)
Présentation
Type
Style
ancien presbytère
Construction
vers 1760-2006
Patrimonialité
Localisation
Commune
Coordonnées

La Maison Masséna, est une demeure du XVIIIe siècle, construite à usage de presbytère, puis vendue comme bien national à la Révolution française. Située place de la République à Bagneux, elle est aujourd'hui la propriété du diocèse de Nanterre.

François de Chabannes de Rhodes (1706-1782), curé de la paroisse Saint-Hermeland de Bagneux et docteur en théologie à la Sorbonne, fait construire cette bâtisse en 1760, en grande partie sur ses deniers personnels[1].

En 1793, cette maison est vendue comme bien national, puis acquise par Charles Charpentier le (22 ventôse an VI), revendue le (7 brumaire an IX) à Jean-Marie Maupetit-Rigault et sa femme Marie-Antoinette Chandellier et achetée le (15 prairial an XII), par le général Nicolas-Antoine Sanson (1756-1824), directeur général des Dépôts de la Guerre, qui en reste propriétaire jusqu'au (10 fructidor an XIII) où il revend à un confrère le général Pierre Augereau (1757-1816)[2], qui y amène ses maîtresses[3]. Celui-ci la revend trois ans plus tard le , à Eugénie Renique (1780-1836), figurante à l'Opéra de Paris et maîtresse en titre du duc de Rivoli, le maréchal d'Empire André Masséna (1758-1817) qui a financé cette acquisition. Une étude publiée par Napoleonica La Revue permet de préciser qu'Eugénie Renique occupe, entre autres, une aile au bâtiment construite sous le Directoire, qui servait de salon, décoré de boiseries peintes dans le style des peintures romaines antiques. Les initiales intégrées à la décoration identifient les propriétaires Rigault-Chandellier comme les initiateurs de la construction annexe et des motifs pompéiens.

Cette maison accueillera les ébats de ce couple infernal, lorsqu'il n'est pas sur les champs de bataille, car cette Penthésilée des amazones est une intrépide écuyère, tirant même le fleuret et qui accompagne son amant sous le feu de la mitraille. Ce havre de repos est pratique pour le maréchal qui habite dans la capitale distante d'une dizaine de kilomètres avec sa famille. En congé de l'armée le , il ne reprit ses fonctions qu'en , pouvant ainsi passer de son hôtel particulier de la rue de Lille à Paris ou de son château de Rueil au boudoir d'Eugénie Renique à Bagneux.

Celle-ci vendit le la maison au nouveau curé, le père Filastre, avec une moins-value de 3 000 francs et la bâtisse redevient presbytère. Une des causes probables de cette revente, outre les sentiments, est le procès qu'intentent la municipalité et l'Église pour faire modifier la disposition des pièces dans l'aile qu'elle avait fait construire. En effet, la fenêtre des toilettes donnait sur les fonts baptismaux et un couloir de deux mètres dut être construit pour remédier au problème. L'acte de vente indique qu'Eugénie habitait alors à Saint-Amand[4].

Revendue à nouveau, elle devient la propriété de Michel Gaston Girandier (né en 1846)[5].

Descriptif

Notes et références

Annexes

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