Construite entre 1834 et 1835, cette demeure, d'apparence modeste, s'inscrit dans la lignée des premières battisses athéniennes datant de la période ayant suivi l'indépendance de la Grèce[1]. Elle fait partie d'un ensemble de demeures construites dans les environ des quartiers contemporains d'Omónia et de Keramikós, initialement prévus comme emplacement du futur palais royal d'Athènes[1]. Initialement propriété de la famille Bozzari, elle est par la suite achetée par la famille Proveléggios[1]. Vers la fin du XXe siècle, l'édifice est transformé en squat de jeunes anarchistes, sous la tolérance du propriétaire des lieux à l'époque, l'architecte Aristoménis Proveléggios[1]. Après la mort de ce dernier, le squat est évacué et l'édifice subit des travaux de rénovation, avec notamment l'ajout d'un étage supplémentaire, ainsi que divers ornements décoratifs d'architecture néo-classique, pourtant, en contraste avec l'apparence initiale modeste de la demeure[1].