Maison Tchitcherine

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Salle de cinéma, hôtel, lieu d'intérêt (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondation
Maison Tchitcherine
Présentation
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Fondation
Style
Architecte
Patrimonialité
Objet patrimonial culturel de Russie d'importance régionale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
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Coordonnées

La maison Tchitcherine (en russe : Дом Чичерина) est un monument architectural historique, situé au coin de la perspective Nevski (maison 15) et de la Moïka (maison 59), au Pont Vert dans la ville de Saint-Pétersbourg.

Sur le site de la maison Tchitcherine est construit, dès 1716, selon un projet de l'architecte d'origine suisse Nicolaus Friedrich Härbel (de), une cabine de péage en bois, auquel est adjointe une cour en pierre en 1719. Ces bâtiments sont détruits par le feu lors des incendies des années 1736-1737. Le site est resté ensuite longuement désaffecté.

En 1755, selon le projet de l'architecte Bartolomeo Rastrelli, un vaste palais d'hiver en bois est construit pour l'impératrice Élisabeth Ire. Le palais s'étendait jusqu'à la rue Malaïa Morskaïa. Lorsque le Palais d'Hiver a été achevé, le bâtiment en bois a été démantelé. La rue Bolchaïa Morskaïa se prolonge alors de nouveau jusqu'à la perspective Nevski.

En 1768, ce site est racheté par le général de police Nikolaï Tchitcherine. La maison qui existe aujourd'hui est construite à cette époque. L'auteur du projet n'est pas connu. Les chercheurs attribuent le bâtiment à différents architectes. La version la plus convaincante est celle qui mène à Georg Friedrich Veldten, ancien assistant de Bartolomeo Rastrelli pour la construction du Palais d'Hiver. Ceci expliquerait que les divisions architecturales de la maison Tchitcherine font écho aux façades du Palais d'Hiver. Le style des façades de la maison passe du baroque au classicisme primitif, ce qui se retrouve dans d'autres réalisations de Veldten : le Petit Ermitage (en particulier le pavillon sud), l'église arménienne de la perspective Nevski, etc.

Au XIXe siècle, la maison est transformée à plusieurs reprises. Dans les années 1810, sur demande du nouveau propriétaire, le prince Alexandre Kourakine, l'architecte Vassili Stassov y ajoute, dans des formes strictes et classiques, une aile donnant dans la rue Bolchaïa Morskaïa. En 1858, les propriétaires de l'époque, les marchands Elisseïev, font reconstruire la maison par l'architecte Nikolaï Grebionka.

Architecture

vue panoramique en 1830 de Vassili Sadovnikov, 1830

Le bâtiment est l'un des premiers exemples de classicisme précoce. La colonnade à deux étages imitant celle du Palais d'Hiver est une caractéristique de la maison. La partie inférieure est d'ordre toscan, celle de l'étage est composite. À la fin du XIXe siècle, de nombreuses ailes ont été ajoutées.

La décoration originale, dans le style classique primitif, n'a pas été conservée. Dans les années 1810, selon un projet de l'architecte Vassili Stassov, est ajoutée une aile de style classique surplombant la rue Bolchaïa Morskaïa.

En 1858, la maison devient la propriété des marchands Elisseïev. Le maître des lieux est Stepan Elisseïev, grand mécène et collectionneur d'art. Une collection d'œuvres du sculpteur français Auguste Rodin, exposée maintenant au Musée de l'Ermitage, provient de la maison de Stepan Elisseïev. La même année 1858, selon le projet de l'architecte Nikolaï Grebionka, des modifications sont apportées au bâtiment. Les fenêtres ovales de la façade principale sont remplacées par des fenêtres rectangulaires et les colonnes du niveau supérieur sont remplacées par des pylônes. En 1902, une rénovation est réalisée du côté de la Moïka.

Personnalités

De 1780 à 1783, l'architecte Giacomo Quarenghi vit dans la maison.

Le poète Alexandre Pouchkine y est souvent passé, Alexandre Griboïedov et Wilhelm Küchelbecker y ont vécu et Fiodor Dostoïevski y a organisé des soirées littéraires.

Dans le roman Eugène Onéguine, Pouchkine conduit Onéguine au restaurant Talon, qui se trouve dans cette maison, et il y rencontre Piotr Kavérine.

Dans les années 1830-1860, l'édifice abritait une librairie (« le Salon littéraire français », ainsi que des appartements familiaux au 3e étage, et une imprimerie appartenant à Adolphe Pluchart, premier éditeur de la comédie Le Revizor de Gogol, de la traduction en russe de Faust et d'une encyclopédie inachevée qui rassemblait un collectif d'auteurs[1].

Époque soviétique

Époque actuelle

Références

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