De style néo-Renaissance, elle présentait, côté fleuve, la véritable façade du XVIesiècle de l'hôtel de Chabouillé, venue de Moret-sur-Loing, où elle avait été achetée et démontée avant d’être remontée à Paris[1]. La maison a été détruite en 1956, mais sa façade a été remontée à Moret dans la cour de l'hôtel de ville, où elle se trouve encore.
Le commanditaire est intéressé dans une compagnie du nom de Société des Champs-Élysées qui se propose de lotir, construire et promouvoir les terrains situés entre le cours la Reine, l'allée d'Antin (avenue Franklin-D.-Roosevelt) et l'allée des Veuves (avenue Montaigne), à qui la spectaculaire maison François Ier doit servir de publicité. Mais les terrains tardent à se construire. La maison François Ier reste inhabitée et le colonel Brack et Mlle Mars doit la mettre en vente en 1829[5]. Elle n'est acquise qu'en 1840 par un notaire, Me Février.
La maison a divers occupants[6]. Le , elle est inscrite aux monuments historiques[7]. Malgré cela, elle est détruite en 1956. La façade Renaissance est démontée et retourne alors à Moret-sur-Loing, où elle est remontée à l'arrière de l'hôtel de ville.
À son emplacement, est construit un immeuble de bureaux. Ce bâtiment accueille le siège du groupe M6 de 1987 à 1997, avant son transfert à Neuilly-sur-Seine. Aujourd'hui IP France, la régie publicitaire de RTL, occupe les locaux.
Vue de l'hôtel Chabouillé à Moret-sur-Loing avant que sa façade ne soit démontée pour être remontée à Paris.
La maison François Ier peu après sa construction, lorsque le quartier n'était pas encore urbanisé.
La maison François Ier vers 1900.
Dessin du décor de la façade.
La façade de la maison remontée dans la cour de l'hôtel de ville de Moret.
↑En fait, la maison avait été construite en 1527 pour Nicolas Chabouillé, contrôleur des deniers communs (François Deshoulières, La maison dite de François Ier, in Bulletin monumental, année 1924 83 pp. 422-423
↑Alexandre Gady, Les Hôtels particuliers de Paris. Du Moyen Âge à la Belle Époque, Paris, Parigramme, 2008 (ISBN978-2-84096-213-7), p.120 (avec la leçon erronée «Louis» pour «Léon»). Alexandre (ou Auguste) Constantin, parfois donné comme architecte, semble avoir été le sculpteur qui se chargea de retailler et raviver les ornements de la façade émoussés par le temps.
↑Les travaux commencèrent le 1er décembre 1822. La façade arriva par voie d'eau à Paris le 7 juillet 1824. Le Moniteur annonçait que la construction était achevée le 3 mars 1825.
↑Le 13 mai 1829, Le Moniteur indiquait que la maison était à vendre.
↑«En 1881, l'immeuble appartenait à un grand amateur d'art, M. Darcel. Quinze ans plus tard, la demeure revenait à l'une des filles de M. Darcel, Mme la comtesse d'Ussel, épouse de l'inspecteur général des ponts et chaussées qui l'occupe aujourd'hui.» (Georges Cain, «La maison de François Ier au cours la Reine», L'Abeille de la Nouvelle-Orléans, 12 février 1913.) Il s'agit de Philibert d'Ussel (1841-1918), ingénieur des ponts et chaussées, qui avait épousé Marguerite Darcel. André Becq de Fouquières (op. cit., p.64)[réf.nonconforme] mentionne M. de La Morandière au début du XXesiècle, puis le comte de Montalivet (en 1953). Le Monde ( indique que pendant la Seconde Guerre mondiale, elle «appartenait à la famille d'Ussel lorsque le comte Guillaume d'Ussel périt, déporté en Allemagne, le 26 novembre 1944, laissant une veuve et quatre enfants.»