Maison de la littérature
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| Maison de la littérature | |
Vue de la bibliothèque. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coordonnées | 46° 48′ 46″ nord, 71° 12′ 40″ ouest |
| Pays | Canada |
| Ville | Québec |
| Adresse | 40, rue Saint-Stanislas |
| Fondation | 2015 |
| Informations | |
| Gestionnaire | Institut Canadien de Québec |
| Site web | www.maisondelalitterature.qc.ca |
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La Maison de la littérature est une institution culturelle située à Québec. Elle contient notamment une bibliothèque, une salle d'exposition, un café, un atelier BD, une scène et divers espaces de création[1]. Elle est installée dans l'ancienne église Wesley[2], un bâtiment de style néogothique qui contraste avec l'intérieur épuré de la Maison[3].
Elle est issue d’un partenariat entre la Ville de Québec et L’Institut canadien de Québec (ICQ), qui est responsable de son administration[1]. La Ville de Québec a d'ailleurs investi 10,5 millions de dollars sur un projet total de 14,6 millions[4].
Église Wesley
Administrée par l’Institut canadien de Québec (ICQ), la Maison de la littérature s’inscrit dans la tradition de l’ICQ de donner accès au savoir et à la culture, tant par sa bibliothèque que par l’offre de ses activités[5].
Jusqu’en 1898, l’accès à la bibliothèque de l’ICQ est réservé à ses membres. Il faut attendre l’entente de 1898 entre la Ville de Québec et l’ICQ pour qu’elle devienne une des premières bibliothèques publiques au Québec. Ce partenariat survient au moment où la Ville entreprend des travaux d’urbanisation qui nécessitent la démolition de la Maison Bilodeau, qui abritait jusqu’alors l’ICQ. L’Institut est invité à s’installer à l’hôtel de ville, à condition que la bibliothèque ouvre au public[6].
L’ICQ déménage en 1932 au Palais Montcalm. Si des conférences étaient déjà offertes à l’ICQ dans les locaux de l’hôtel de ville, l’éventail d’activités se diversifie avec les nouvelles possibilités qu’offre le Palais Montcalm (théâtre, films documentaires, concerts). On y ouvre aussi une première bibliothèque pour la jeunesse en 1939[7].
Alors que la Deuxième Guerre mondiale fait rage, l’armée canadienne réquisitionne les lieux[8]. Pour réponse, l’ICQ poursuit la Ville dans ce qui sera appelé « l’affaire de la salle de lecture du Palais Montcalm »[9].

C’est dans ces conditions que l’Institut déménage dans l’ancien temple Wesley. Ce bâtiment a été érigé en 1848 pour la communauté méthodiste. L'église a été construite avec un budget limité, donc n'inclut pas de clocher. Elle est également la première avec un style néogothique, inspirée des villes ouvrières en Angleterre, à Québec[10].
L'église est fermée au culte en 1931 après la création de l'Église unie du Canada. Les fidèles préféraient donc fréquenter l'église voisine, l'église unie Chalmers-Wesley sur la rue Sainte-Ursule[10].
Le sénateur Lorne C. Webster achète le temple en 1941 et en fait don à la Ville de Québec pour y loger l’Institut canadien de Québec, qui doit quitter le Palais Montcalm[11].
En 1944, l'ICQ aménage ses bureaux administratifs dans l'ancienne église. Il y a également une bibliothèque publique au sous-sol. Le lieu devient un centre culturel, puisqu'il propose des spectacles et de la formation artistique[10].
À partir de 1965, l’ICQ lance Les Lundis de l’ICQ, une série de spectacles multidisciplinaires qui perdureront pendant trente ans[12].
Quand la Bibliothèque centrale (rebaptisée Bibliothèque Gabrielle-Roy en 1985) est inaugurée en 1983, celle de l’église Wesley devient la succursale du Vieux-Québec[5].
Création de la Maison de la littérature
La Salle de l’Institut ferme en 1999, mais l’ICQ imagine un autre concept afin de faire rayonner la littérature québécoise, tout en demeurant la bibliothèque du Vieux-Québec. C’est ainsi que le projet de la Maison de la littérature s’amorce, même s’il faudra attendre 2015 pour qu’elle soit inaugurée[13].
Déjà en 2005, l’ICQ initie une résidence d’écrivain dans l’appartement rénové de l’ancien concierge de la Salle de l’Institut. Cette résidence est aujourd’hui située dans la portion moderne de la Maison de la littérature[14].
Un concours d'architecture est lancé en 2011 pour réaménager l'endroit en maison de la littérature. Il est remporté par Chevalier Morales[15]. L’aménagement de la Maison s’allie à la restauration de l’ancien temple Wesley.
La Maison de la littérature est donc inaugurée en 2015. Une annexe est ajoutée au bâtiment[16]. L’architecte souhaite ainsi que « l’espace[, p]orté par un élan de libération de la pensée, [y soit] aménagé de façon simple et ouverte, facilitant la circulation des idées »[17].
La réflexion de l’architecte se matérialise également dans l’exposition Reflets, un an après l’inauguration de la Maison de la littérature, où Morales offre un regard sur les thèmes et les questionnements à la base de la conception de la Maison[18].
Le temple Wesley est considéré comme l’une des premières églises au Québec à être convertie en lieu culturel[19]. La Maison de la littérature a d’ailleurs remporté, en 2016, le prix Assurances ecclésiastiques (Utilisation adaptée/réhabilitation)[20] et, l’année suivante, le prix Architecture de bibliothèques et de centres d’archives du Québec, décerné par la Table des milieux documentaires et archivistiques du Québec (TAMDAQ)[5].
En 2025, de nouveaux travaux de réfection de 3M$ sont nécessaires pour réparer la structure et la pierre[21].
Bibliothèque de la Maison de la littérature
La bibliothèque de la Maison de la littérature se spécialise en littérature québécoise; son fonds compte près de 25 000 documents, dont une vaste quantité d’œuvres québécoises traduites en plusieurs langues. Les œuvres de science-fiction et de fantastique occupent aussi une place importante.
La Maison de la littérature est clairement inspirée du modèle de bibliothèque tiers lieu, notamment parce qu’elle a été pensée pour créer un sentiment de liberté avec ses grands espaces et ses différents accès[22]. Ses espaces de création et de rencontre reflètent aussi cette vision des bibliothèques publiques comme lieu mitoyen entre la maison et le travail, résolument tourné vers la communauté.
Activité
La Maison de la littérature a pour but de faciliter la création et la diffusion des arts littéraires[1].
La Maison présente des spectacles, des performances, des tables rondes, des conférences, des cercles d'écriture, des nuits de lecture, des cercles de lecture, des entretiens, des ateliers, et des compétitions de slam.

Elle accueille aussi des résidences d’écriture et elle invite le public à s’approprier les lieux en soumettant des projets[23].
La Maison de la littérature se produit également hors de ses murs; elle organisme le festival Québec en toutes lettres et le programme Première Ovation – arts littéraires; elle gère aussi la désignation de Québec comme ville de littérature UNESCO[24].
Expositions
Morceaux choisis, est une exposition permanente à la Maison de la littérature. On y retrouve des extraits écrits, audio, vidéo et visuels d'œuvres littéraire d'environ soixante artistes québécois et québécoises[25].
