La Masselière est une demeure bourgeoise située en Anjou, près de la vallée de la Loire et des coteaux du Baugeois, dans le village de Cornillé-les-Caves.
Le domaine de la Masselière, composé de bois, de terres arables et de zones humides, est habité et géré depuis plus de quatre cents ans par une même famille. Il associe depuis longtemps une bourgeoisie urbaine propriétaire des terres, des fermiers qui les ont exploitées et un village dont il est une composante non négligeable.
Depuis le 13e siècle, le territoire de Cornillé-les-Caves était partagé entre les abbayes du Perray-Neuf et du Ronceray. À côté de ces domaines d’abbayes, existaient des terres bourgeoises.
La grande maison de la Masselière est construite en 1822[Note 1].
Au milieu du 16e siècle, la terre de la Masselière appartenait à la famille Marquis puis s'est transmise par les familles Le Tonnelier et Guilbault aux Charlery.
Les Charlery étaient officiers au grenier à sel de la baronnie de Candé. L’un d’eux, René François est répertorié comme sénéchal et juge ordinaire civil et criminel.
En 1559, la closerie et appartenances de la Masselière auraient compris 9 journaux de terre, soit environ 4 à 5 hectares, et 9 quartiers de vigne, soit environ ½ hectare[Note 2].
Dans les registres de la commune, Guilbault est ainsi identifié comme Guilbault sieur de la Masselière[Note 3]. Claude Guilbault a épousé Jaquine Le Tonnelier, héritière du domaine, et devient sieur de la Masselière[Note 4].
Romain Charlery épouse Marie-Jeanne Guilbault, seule héritière du domaine, et devient propriétaire du lieu.
Jules Charlery hérite non seulement de la Masselière mais par sa mère, Henriette Guéhéry, de Maunaie (Le Guédéniau) et de Chartrené.
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 2007[1].