Maixabel Lasa

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Legorreta (Espagne)
Nationalité
Espagnole
Activité
Femme politique, entrepreneur et fonctionnaire
Conjoint
Juan María Jáuregui
Maixabel Lasa
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Legorreta (Espagne)
Nationalité
Espagnole
Activité
Femme politique, entrepreneur et fonctionnaire
Conjoint
Juan María Jáuregui

Maixabel Lasa Iturrioz (Legorreta, Guipúzcoa, 1951) est une activiste et politique espagnole, directrice du Bureau d'Attention aux Victimes du Terrorisme du Gouvernement Basque entre 2001 et 2012. Veuve de Juan María Jáuregui, politique basque membre du parti du PSE-EE assassiné par ETA, elle fut l'une des premières victimes à accepter de s'entretenir avec les assassins de son mari dans leur prison[1],[2].

Dans les années 1970 elle a commencé à participer en politique dans le parti PCE-EPK, aux côtés de son mari Juan María Jáuregui[3]. Dans les années 1980 elle s'est affiliée au Parti Socialiste d'Euskadi (PSE-PSOE)[4].

Victime du terrorisme

En l'an 2000, le groupe terroriste ETA a assassiné son mari Juan María Jauregi (PSOE). Il avait avec elle une fille, María[5].

Rencontres reconstructives

Elle a participé au projet de justice restaurative de Nanclares, rencontres initiées à la demande d'une série de prisonniers ex-membres d'ETA que voulaient se réunir avec des victimes[6]. En 2011, Lasa a reçu une demande de Luis Carrasco, un des trois assassins de son mari[7]. Lasa ayant toujours défendu les deuxièmes chances, elle a voulu mettre en pratique l'un de ses principes. Elle s'est rendu compte que ces personnes sentaient véritablement le dommage qu'ils avaient causé et s'en repentaient[3],[8],[9]. En 2014, Ibon Etxezarreta l'a aussi sollicité afin de la rencontrer[5]. En 2021 Patxi Makazaga a aussi demandé une rencontre avec Lasa[10].

Maixabel, Le film

Lasa définit le film Maixabel (2021) de la réalisatrice Iciar Bollain comme un chant en faveur du besoin de cohabitation, de coexistence dans la diversité mais en se respectant tous les uns les autres et un chant à la "délégitimation" de l'usage de la violence[11],[12]. Le film nous montre comment se sont déroulées les rencontres reconstructives, car c'est un sujet assez méconnu du grand public[13].

"Avec la violence on ne réussit absolument rien, ce qu'il faut réussir il le faut d'une autre forme, par la pédagogie, en écoutant son voisin et en cherchant des solutions aux problèmes que nous avons chaque jour, en utilisant principalement la parole"[11].

Collaborations

  • La fin d'ETA (2017), film documentaire espagnol dirigé par Justin Webster.
  • La balle basque, la peau contre la pierre (2003), documentaire de 2003 dirigé par Julio Medem.
  • Documentaire Zubiak ("Ponts", en espagnol), le premier chapitre de la série de Movistar+, ETA: la fin du silence[5].
  • [Publication] Victimes et politique pénitentiaire. Clefs, expériences et défis de futur (Ed. Catarata, 2019)[14].

Prix et distinctions

Références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI