Makr Allah
From Wikipedia, the free encyclopedia
Le makr Allah (machination divine) et l'istidraj (l'action divine graduée) sont deux concepts permettant de répondre au problème de la prospérité visible de ceux qui ne la méritent pas. Autrement dit, « Dieu « trompe » les méchants en les laissant provisoirement prospérer »[1].
Palmer traduit le terme Makr par finesse, complot ou stratagème[2] mais Goldziher lui conserve l'idée d'intrigue[3].
La racine MKR tient une place importante dans le Coran, tout comme KYD, autre nuance de la ruse. Associée aux actions humaines, ces racines possèdent un sens majoritairement péjoratif. Dans le cadre d'une action divine, elle possède une dimension méliorative[1]. Goldziher minimise le sens de kaid par rapport au makr[4]. Brunschvig considère que cette distinction n'est pas démontrée. D'autres racines comme hd ou ibrâm appuient cette tromperie divine[1].
« Les expressions en cause, comme on l'a décrit « sont peut-être adaptées a la mentalité des guerriers pour qui la ruse est une preuve d’habileté et de savoir-faire ». Le combat a main armée pour assurer la victoire de l'Islam fait partie des incitations coraniques ; or « la guerre est une ruse » enseigne un vieux proverbe arabe »[1]
Si le rusé, le machinateur ne fait pas partie des 99 noms canoniques d'Allah, celui d'hair al-makirin est parfois rajoutés[1].
L'existence du mal est perçu, par l'islam, comme une ruse d'Allah en vue de mettre le fidèle à l'épreuve[5]. Le makr divin vise particulièrement les humains qui commettent le makr selon le principe que « Dieu est plus prompt en fait de machination »[1],[6]
Le concept de makr a particulièrement été approfondi dans le courant mystique[1].
