Maladie de Kienböck
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La maladie de Kienböck est une pathologie du lunatum, os central de la rangée proximale du carpe, qui peut aboutir à sa fracture et à son écrasement. Cela occasionne douleur, raideur, et progressivement dégradation du reste du poignet.
Le premier à avoir décrit des lésions fracturaires du lunatum est Etienne Destot, radiologue Lyonnais, dans son livre de 1905 : Le poignet et les accidents du travail – Etude radiographique et clinique. Il est toutefois purement descriptif, et n'a pas cherché à expliquer l'origine de cette pathologie[1].
Robert Kienböck, médecin Autrichien également radiologue, a lui aussi décrit des fractures du lunatum. Il les a expliquées par la présence d'une ostéomalacie et a publié ses travaux en 1910[2].
En 1916, Kellogg Speed s'est penché sur les fractures du lunatum et leurs causes possibles, et a évoqué, comme Kienböck, une ostéomalacie. C'est lui qui nomma cette pathologie « maladie de Kienböck[3] ».
La notion de nécrose du lunatum n'est apparue que plus tard, notamment en 1924 avec Georg Axhausen, dans un article intitulé : « Pas de malacie, mais une nécrose du lunatum ![4] ».
Ainsi, même si la maladie de Kienböck porte le nom de ce radiologue Autrichien, la nature de nécrose du lunatum est apparue plus tardivement.
