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Malick Sidibé

photographe malien From Wikipedia, the free encyclopedia

Malick Sidibé, est un photographe portraitiste malien né en 1936 à Soloba, cercle de Yanfolila, et mort le à Bamako au Mali.

Naissance
Décès
(80 ans)
Bamako (Mali)
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Malick Sidibé
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Biographie
Naissance
Décès
(80 ans)
Bamako (Mali)
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Représenté par
Galerie Jack Shainman (d), Afronova (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Prix international de la Fondation Hasselblad ()
Prix PHotoEspaña (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Il est, avec Omar Victor Diop, Seydou Keita, Samuel Fosso et Maurice Pellosh un acteur majeur de la photographie africaine contemporaine.

Biographie

La collection d'appareils photographiques de Malick Sidibé dans son studio de Bamako.
Les boîtes dans lesquelles Malick Sidibé rangeait et classait l'ensemble de ses négatifs.

Malick Sidibé est né à Soloba dans une famille peule[1] de paysans ; il est d'abord berger, bouvier et cultivateur[2]. Il fait des études de dessin et de bijoutier à l’école des artisans soudanais (devenu Institut national des arts de Bamako) à Bamako.

En 1955, il entre au studio « Photo service » de Gérard Guillat-Guignard avec qui il apprend la photographie.

Il ouvre son premier studio à Bamako en 1958[2], puis s’installe en 1962 dans le quartier populaire de Bagadadji, où il va rester jusqu'à sa mort.

Surnommé « l'œil de Bamako »[3], il se spécialise d’abord dans la photographie de mariage et de reportage, notamment dans les soirées dansantes de la capitale malienne.

« Dans l’ambiance joyeuse du pays qui vient tout juste d’accéder à l’indépendance, Malick Sidibé, jeune photographe, circule à bicyclette de mariages en surprises-parties. C’est le temps des yéyés, du twist, des 45 tours et ses images respirent l’insouciance. »[4]

Dans les années 1970, il se tourne davantage vers les portraits pleins de malice réalisés en studio[5].

« Les photographies de Malick Sidibé sont très populaires parce qu’elles évoquent la nostalgie d’un pays sortant du colonialisme, plein d’espoir. Mais aussi parce qu’elles dépassent cette dimension historique, pour devenir des moments de poésie pure »[4].

Les premières Rencontres africaines de la photographie à Bamako en 1994 permettent à Malick Sidibé d’accroître sa réputation. Il expose alors dans des galeries en Europe, comme la Fondation Cartier à Paris, aux États-Unis et au Japon[6].

Mais « c’est un homme d’honneur, un sage qui a su rester simple. Son succès ne l’a pas grisé. Il continue à développer lui-même les pellicules, à prendre des photos d’identité et à donner une seconde vie aux appareils fatigués, à les réparer. Il les collectionne, les bichonne »»[7]

En 2014, Adelina von Fürstenberg, directrice d'Art for the World le met à l'honneur dans une exposition : Ici l'Afrique[8], au Château de Penthes de Genève,

Il meurt le à Bamako[1],[9] des suites d'un cancer[10],[2].

Un an après son décès, la Fondation Cartier pour l'art contemporain lui rend hommage à travers Mali Twist, une exposition rétrospective de ses plus belles photographies organisée à la fondation à Paris du au [11],[12],[13].

Expositions

Expositions individuelles

Expositions collectives

Récompenses et distinctions

En 2003, Malick Sidibé reçoit le prix international de la Fondation Hasselblad. Il est le premier Africain à recevoir ce prix[2].

Le , il reçoit un Lion d'or d'honneur pour l'ensemble de sa carrière à l'occasion de la 52e Biennale d'art contemporain de Venise[16].

Le , il remporte le prix PhotoEspaña Baume & Mercier 2009 pour son travail de portraitiste[17] et, la même année, le World Press Photo dans la catégorie Arts and Entertainment.

Les Rencontres d'Arles de 2016 le mettent à l'honneur dans « Swinging Bamako », exposition de la séquence « Africa Pop »[2].

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Malick Sidibé : Bamako 1962-1976 [exposition, Paris, -], Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris, 1995, 16 p. (ISBN 2-86925-052-5) (catalogue d'exposition)
  • André Magnin, Malick Sidibé, Scalo, Zurich, New York, 1998, 183 p. (ISBN 3-908247-00-4)
  • Malick Sidibé [exposition, -, Cotonou], Fondation Zinsou, Cotonou ; diff. Belles lettres, Le Kremlin-Bicêtre, 2008, 191 p. (ISBN 978-90-5779-1048) (trois expositions fixes à Cotonou (à la Fondation Zinsou, sur la place Lénine et sur l'esplanade du stade de l'Amitié), et cinq expositions itinérantes à Cotonou également)
  • (en + fr + it) Laura Incardona et Laura Serani (dir.), Malick Sidibé : la vie en rose [exposition, Reggio Emilia, Collezione Maramotti, - ], Silvana Editoriale, Milano, 2010, 157 p. (ISBN 978-88-366-1716-6) (catalogue d'exposition)
  • (en + fr + it) Laura Incardona, Laura Serani et Sabrina Zannier (dir.), Malick Sidibé : il ritratto del Mali, Skira, Milano, 2011, 183 p. (ISBN 978-88-572-1309-5)
  • Laura Serani (intr.), Malick Sidibé, Actes Sud, Arles, 2013, 144 p. (ISBN 978-2-330-01229-8).
  • Séverine Kodjo-Grandvaux, « Photographie : Malick Sidibé, une vie à observer les autres », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne).

Filmographie

  • Malick Sidibé, le partage, film de Paul Glaser, P.O.M. Films, Montreuil, Paris ; ADAV distrib., 2013, 52 min (DVD + brochure, 31 p.)

Liens externes

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Notes et références

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