Mama Fousséni
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| Ministre de l'Intérieur | |
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| Ministre délégué Président de la République | |
| Directeur École nationale d'administration |
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Mama Fousséni (né en à Sokodé et mort vers la fin des années 1970) est un homme politique et enseignant togolais. Il fut l’un des acteurs de la vie politique du Togo à la période coloniale et au moment de l’autonomie interne, puis de l’indépendance. Il a occupé plusieurs fonctions ministérielles et administratives et fut Grand chancelier de l’Ordre national du Mono.
Formation et carrière d’enseignant
Mama Fousséni est né en à Sokodé, dans l’actuelle région de Tchaoudjo. Après ses études primaires, il poursuit sa formation à Lomé à l’École primaire supérieure (EPS), promotion 1938-1941. Il est admis à l’École normale William-Ponty de Dakar, où il suit une formation d’instituteur de 1941 à 1944. De retour au Togo en 1944, il exerce comme enseignant dans plusieurs localités, notamment à Bassar, Lama-Kara, Pagouda, Kambolé et Sokodé. Il enseigne notamment au collège moderne de Sokodé[1],[2].
Parcours politique
Débuts
Mama Fousséni entre en politique en 1952 avec son élection à l’Assemblée territoriale du Togo. Il devient membre de l’Assemblée de l’Union française en , succédant à Jonathan Savi de Tové. Il est l’un des dirigeants de l’Union des Chefs et Populations du Nord (UCPN), formation politique créée au début des années 1950 et alliée au Parti togolais du progrès (PTP)[3],[2].
Fonctions ministérielles
Sous la République autonome du Togo (1956-1958), Mama Fousséni est nommé ministre dans le cadre de l’application de la loi-cadre. Il occupe successivement les portefeuilles des Travaux publics et des Mines puis de l’Intérieur, des Postes et Télécommunications. Il participe à la vie politique togolaise durant la période conduisant au scrutin du , organisé sous supervision des Nations unies. Après cette période, il retourne à l’enseignement et occupe des fonctions de direction dans plusieurs établissements scolaires à Lomé. À la suite des changements politiques intervenus au début des années 1960, il est nommé ministre délégué à la Présidence de la République par décret no 63-65 du , sous le gouvernement de Nicolas Grunitzky. Il exerce par la suite des responsabilités ministérielles, notamment à l’Intérieur et à l’Éducation nationale[3],[2].
Engagement institutionnel
En , Mama Fousséni est nommé directeur de l’École nationale d’administration (ENA). Il est également membre du Bureau politique du Rassemblement du peuple togolais (RPT) à partir de 1969 et reconduit lors du congrès de 1976[3].
Distinctions
Dans les années 1970, Mama Fousséni est élevé à la dignité de Grand chancelier de l’Ordre national du Mono, avec le rang de Grand-Croix. Il reçoit également plusieurs distinctions étrangères, notamment :
Commandeur de la Légion d'honneur (
France);- Grand officier ou commandeur de plusieurs ordres nationaux africains et européens[1],[2].
Hommages et postérité
Une avenue de Lomé porte son nom, l’avenue Mama Fousséni, où est située l’ambassade de France au Togo, témoignant de son importance dans l’histoire politique nationale. Mama Fousséni est décédé vers la fin des années 1970[4].