Mandres
commune française du département de l'Eure
From Wikipedia, the free encyclopedia
Mandres est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.
| Mandres | |
L'église Saint-Pierre. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Interco Normandie Sud Eure |
| Maire Mandat |
Michel Osmond 2020-2026 |
| Code postal | 27130 |
| Code commune | 27383 |
| Démographie | |
| Gentilé | Mandrais |
| Population municipale |
348 hab. (2023 |
| Densité | 30 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 45′ 14″ nord, 0° 52′ 07″ est |
| Altitude | Min. 177 m Max. 213 m |
| Superficie | 11,79 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Verneuil d'Avre et d'Iton (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Verneuil d'Avre et d'Iton |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mandres.fr |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le cours d'eau 01 de la commune de Verneuil-sur-Avre[3],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[6] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Sud-ouest du bassin Parisien » et « Normandie (Cotentin, Orne) »[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 699 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 8,3 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Breteuil à 10 km à vol d'oiseau[10], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 698,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Mandres est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Verneuil d'Avre et d'Iton, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,5 %), forêts (21,5 %), zones agricoles hétérogènes (5,1 %), zones urbanisées (2,3 %), prairies (1,6 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Attestée sous les formes Mandræ en 1301 (cartulaire du chap. d’Évreux), Mendres en 1454[18].
Du latin tardif mandra, de l,ancien français mandre qui signifie « étable, bergerie », pluriel de l'oil mandre « parc à moutons, cabane des bergers, cellule d'ermite »[19].
Héraldique
| Blason | De gueules à la fasce d'argent, chargée d'une clé au trait de sable, posée en fasce, accompagnée en chef d'une divise du même, celle-ci surmontée de l'inscription « MANDRES » de sable et soutenue de deux léopards d'or brochant en partie sur la divise, la fasce accompagnée en pointe d'un mouton arrêté d'argent brochant sur une branche de lierre de sinople posée en fasce. |
|
|---|---|---|
| Détails | Les deux léopards d'or sur rappellent les armes de la Normandie. |
Histoire
Préhistoire. Une douzaine d'enclos ont été recensés sur le territoire de la commune.
53 av. J.-C. Les Romains y construisent une voie qui va de Condé-sur-Iton au Mans. Le tracé de cette voie existe toujours appelée aujourd'hui route de la Patinière.
1518. Fondation de l'église de Mandres dédiée à saint Pierre.
1633. La peste ravage les alentours et les notables se réfugient à Mandres réputée pour sa salubrité.
1746. Une femme enceinte et célibataire est obligée de déclarer sa grossesse.
1793. Trois journaliers poursuivis par la justice pour avoir coupé « l'arbre de la liberté » se réfugient à Mandres. Ils seront repris et guillotinés à Paris.
1799. Claude Chappe vient installer une tour télégraphique à Mandres.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].
En 2023, la commune comptait 348 habitants[Note 4], en évolution de −6,7 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- La Taillerie : manoir où se prélevait l'impôt (la taille).
- Écorcheville : lieu ou vivaient les écorcheurs, mercenaires sans soldes qui attaquaient les passants.
- Trun : du nom des truns moutons rustiques parqués dans des enclos.
- Église Saint-Pierre du XVIe siècle, remaniée au XVIIIe.
- Mariette ornée des armes de la famille des Essarts (date indéterminée).
Personnalités liées à la commune
- François Coppée (1842-1908), poète dramaturge et académicien, a habité le domaine de la Fraizière[24].
- Daniel Laborne (1902-1990) : auteur dessinateur du personnage de Lariflette dont les aventures paraissent dans Le Petit Parisien, L'Équipe, Paris Soir, Ouest France, …
- Robert Marichal (1904-1999), paléographe et archiviste, est né dans la commune.

