Maniwaki

From Wikipedia, the free encyclopedia

Maniwaki
Maniwaki
Rue Principale (route 105)
Blason de Maniwaki
Exemplo Non Imperio
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Québec Québec
Région Outaouais
Subdivision régionale La Vallée-de-la-Gatineau
Statut municipal Ville
Mairesse
Mandat
Francine Fortin
2021-2025
Code postal J9E
Constitution
Démographie
Gentilé Maniwakien et Maniwakienne
Population 3 757 hab. ()
Densité 427 hab./km2
Code géographique 2483065
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 30″ nord, 75° 58′ 00″ ouest
Superficie 880 ha = 8,8 km2
Divers
Fuseau horaire UTC−05:00
Devise Exemplo Non Imperio
Localisation
Liens
Site web www.ville.maniwaki.qc.ca

Maniwaki est une ville située dans la municipalité régionale de comté (MRC) de La Vallée-de-la-Gatineau en Outaouais au Québec (Canada). La ville est le siège du Conseil tribal de la Nation algonquine Anishinabeg. Les Algonquins y sont très présents et possèdent une réserve qui y est limitrophe : Kitigan Zibi. La ville est membre de la Fédération des Villages-relais du Québec. Elle constitue le principal centre de services de la MRC.

Le nom de « Maniwaki » signifie « Terre de Marie » en algonquin[1],[2]. Pour cela, la paroisse catholique fut placée sous le patronage de l'Assomption et nommée « L'Assomption-de-Maniwaki »[2].

Le village a d'abord porté le nom de « Notre-Dame-du-Désert » à une clairière surnommée « désert » où se trouvait un fort de la Compagnie de la Baie d'Hudson. D'ailleurs, les Algonquins s'y rendait en suivant une rivière qu'ils ont alors nommée rivière Désert[2].

Géographie

La ville de Maniwaki se situe dans la municipalité régionale de comté de La Vallée-de-la-Gatineau dans la région administrative de l'Outaouais au Québec[3]. Elle se trouve à 125 km au nord de Gatineau et d'Ottawa.

Municipalités limitrophes

Rose des vents Egan-Sud Rose des vents
Egan-Sud N Déléage
O    Maniwaki    E
S
Kitigan Zibi

Histoire

Le village de Maniwaki en 1942

La région doit son développement à la naissance de l'industrie forestière, au début du XIXe siècle. Cet essor est en partie attribuable au Blocus continental imposé par Napoléon Ier, en 1806, pour contrer le Royaume-Uni. En effet, ce dernier se tourna alors vers le Canada pour s'approvisionner en bois de pin indispensable à la construction de ses navires. Or, la région de l'Outaouais, et en particulier celle de La Vallée-de-la-Gatineau, regorgeaient de cette ressource naturelle.

En 1849, la mission catholique de L'Assomption-de-Maniwaki fut fondée par les Oblats pour les Algonquins. La même année, les missionnaires obtinrent que la partie ouest du canton de Maniwaki devienne une réserve pour les Algonquins. Ils obtinrent également que le gouvernement du Canada leur concède un terrain où se forma le village de Notre-Dame-du-Désert[2].

En 1851, les registres paroissiaux furent ouverts et la paroisse de L'Assomption-de-Maniwaki fut érigée canoniquement le [2].

Le , la municipalité de canton de Maniwaki fut officiellement créée à partir d'un territoire qui n'était pas organisé[2],[4].

En 1917, une seconde église fut construite pour les Algonquins tandis que l'ancienne église dessert le village[2]. En 1925, la paroisse avait une population de 2 736 habitants dont 426 Algonquins[2].

Démographie

L'église de la paroisse du Christ-Roi
Évolution démographique
1991199620012006201120162021
4 6054 5273 5714 1023 9303 8533 757
Source : Statistique Canada

Entre 2006 et 2014, la ville est passée de 4 102 à 3 845 habitants.

Administration

Les élections municipales se font en bloc pour le maire et les six conseillers[5].

Maniwaki
Maires depuis 2001
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Robert Coulombe Voir
2005 Voir
2009 Voir
2013 Voir
2017 Francine Fortin Voir
2021 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Services

Maniwaki constitue le principal centre de services de la MRC de La Vallée-de-la-Gatineau. En effet, elle comprend plusieurs services tels que la restauration, l'hébergement, les loisirs et les commerces ainsi que les services de santés dont un hôpital, un CLSC et un CHSLD. Elle comprend aussi trois écoles primaires francophones, une école primaire anglophone, une école secondaire francophone et une école secondaire anglophone.

Elle est le siège du Conseil tribal de la Nation algonquine Anishinabeg. D'ailleurs, les Algonquins y sont très présents et possèdent une réserve qui y est limitrophe : Kitigan Zibi.

Tourisme et attraits

Maniwaki comprend plusieurs infrastructures touristiques[Lesquelles ?]. La ville est membre de la Fédération des Villages-relais du Québec.

Le Pythonga

Sur le bord de la rivière qui traverse la ville de Maniwaki, se trouve le parc thématique du Pythonga. Un bateau servait autre fois à la drave sur le réservoir Baskatong. Claude Auger organisa un projet d'envergure qui consistait à transporter sur environ 80 km terrestre l'énorme bateau de 85 pieds de long sur 16 pieds, et de 70 tonnes au total. Ce parc thématique gratuit permet aux gens de visiter ce véritable bateau et ainsi d'en apprendre plus sur la drave, une activité qui a façonné la ville de Maniwaki.

Héraldique

Exemplo Non Imperio

L'écu de Maniwaki se blasonne ainsi :

De sable à la herse d'argent; au chef cousu d'azur à la croix de calvaire d'argent avec la couronne d'épines entre les bras, au naturel, la croix porte en sautoir, à dextre, la sainte lance et à semestre, le bâton et l'éponge, aussi au naturel, le tout est fixé par deux soutiens ou épaulements sur un tertre au naturel; la croix est accompagnée de deux arcs d'argent[6].

Personnalités

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI