Manoir de Saint-Quijeau
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| Manoir de Saint-Quijeau | ||||
façade Nord du manoir | ||||
| Type | Manoir | |||
|---|---|---|---|---|
| Début construction | XVIIe siècle | |||
| Fin construction | XVIIIe siècle | |||
| Protection | ||||
| Coordonnées | 47° 59′ 24″ nord, 3° 31′ 20″ ouest | |||
| Pays | ||||
| Anciennes provinces de France | Bretagne | |||
| Région | Région Bretagne | |||
| Département | Morbihan | |||
| Commune | Lanvénégen | |||
| Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Géolocalisation sur la carte : France
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Le manoir de Saint-Quijeau est situé à Lanvénégen, au lieu-dit Saint-Quijeau, à 2 km au sud-est du bourg. Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
La première mention officielle d'un manoir est en 1426 pour montrer l'équipement militaire que la famille Du Reste a à entretenir. Un dénommé Jehan Du Reste demeurant au manoir de Léonas l'a en effet reçu en dot de mariage. La mariée appartenait à la famille habitant le manoir de Diarnelez au Faouët et Saint Quijeau a été détaché du fief du Diarnelez. Il devient par mariage la propriété de la famille Guégant venu des Salles de Boblaye en Meslan au début du XVIIe siècle (leurs armes figurent sur les vitraux de l'église paroissiale Saint-Conogan). La seigneurie de Saint-Quijeau sera mise au enchère à la fin du XVIIe siècle pour apurer des dettes et racheté par Thomas de Kervenozaël de Ty Quelen en Guiscriff. Thomas de Kervenozaël, avocat de la juridiction de Quimerch, œuvre à valoriser la seigneurie mais décède en 1730 sans avoir eu le temps de transformer le manoir en château. En 1731, l'héritière Marie-Françoise de Kervenozaël épouse le comte Louis Nicolas de Plœuc, parlementaire , qui prend le titre de marquis en 1734 au décès de son frère aîné. Saint-Quijeau se transforme en véritable entreprise avec la production de cidre de 50 ha de pommiers et une production de foin qui va pouvoir répondre à la demande occasionnée par la création des transports en commun et par ceux de la cavalerie qui est là pour défendre la province. Le manoir est profondément remanié probablement pour être mis au goût du jour. On parle alors non d'une construction ex nihilo, mais d'une mise au goût architectural de l'époque. Recherche de symétrie, des perspectives, le château est agrandi, doublé en profondeur, la chapelle reconstruite, réalisation d'écuries importantes et réalisation du vestibule et introduction d'un double escalier en E habituellement destiné aux édifices publics. Le chantier sera interrompu en 1753 pour permettre l'aboutissement du projet de reconstruction du château du marquis, le Guilguiffin à Landudec, qu'il dira avoir fait pareil. La marquise meurt en 1758 et le château passe à son fils le comte Louis René de Plœuc. À la révolution, il appartient au comte Victor du Botdéru, qui émigre en Pologne à la faveur des évènements. Vendu comme bien national, le château est racheté en 1796 par sa mère Jeanne Thomase de Plœuc. Le comte Victor du Botdéru fera don de ses biens à son cousin qui vendra le château et les fermes de 1843 à 1845. Trois propriétaires se succéderont de 1845 à 1851. En 1855, Thomas Cadic du village de Rosquéo achète le château et en fait un manoir ferme[2].