Manoël de Grandfort

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Nom de naissance
Marie-Antoinette BarsalouVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Manoël de GrandfortVoir et modifier les données sur Wikidata
Manoël de Grandfort
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie-Antoinette BarsalouVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Manoël de GrandfortVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Prosper Barousse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Manoël de Grandfort, née à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) le et morte à Ville-d'Avray le , est une femme de lettres française. Il s'agit du nom de plume principal de Marie Antoinette Barsalou, veuve Laspeyres (désignation d'état-civil) : elle a signé ses textes Manoël de Grandfort, Mme Manoël de Grandfort, Mme de Grandfort, mais elle a utilisé aussi d'autres pseudonymes comme Marie Fontenay ou Ryno. En 1852, elle part à la Nouvelle-Orléans avec son compagnon de l'époque Barrousse qui y décède peu après. Elle s'y marie en 1854 avec Manoël De Grandfort d'où son nom d'écrivaine. Elle s'est fait connaître en publiant en 1855 à son retour de Louisiane un portrait acide de l'Amérique (L'Autre monde) avant d'écrire dans différents journaux et de publier quelques romans sentimentaux et mondains comme Ryno en 1862. Très active dans le milieu littéraire et dans les salons d'artistes, elle est la mère de Jeanne Marnière, elle-même femme de lettres.

Née Marie Barsalou à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) le elle est élevée dans « une bonne famille agenaise »[1]. Elle reçoit une bonne formation littéraire[2] et épouse l'avocat Mézinais Édouard Laspeyres le dont elle a une fille Marie Emmy qui naît au domicile du couple à Notines (Fourcès, Gers) le . Après s'être séparée de son mari, elle réapparaît le à Toulouse où elle donne naissance à sa seconde fille Jeanne, sous le nom d'emprunt de Marie Bijou. Le père de l'enfant est Prosper Barrousse, né en 1813, publiciste d'origine ariégeoise qui a vécu en Louisiane mais qui est revenu à Toulouse où il a participé aux journées révolutionnaires de , a été brièvement préfet du Gers du au , puis fondateur du journal La Civilisation dans lequel sa compagne écrit sous le pseudonyme de Marie Bijou. Vers la fin de 1852 (il publie encore un article dans Le Journal de Toulouse le ), il retourne à La Nouvelle-Orléans avec sa compagne. Il y décède de la fièvre jeune le , peu après avoir été naturalisé américain.

Restée seule avec ses deux filles, Marie épouse à La Nouvelle-Orléans Manoël de Grandfort le [3], ce qui la met en situation de bigamie, puisque son époux légitime Laspeyres ne décède à Notines qu'en 1860. La notice de E. Larocque Tinker dit seulement que, peu après leur mariage, « M. et Mme De Grandfort quittaient La Nouvelle Orléans » [4].

Alors que le nouveau couple accomplit un périple de La Nouvelle-Orléans à Québec par le Mississippi et New-York, le "faux" mari Manoël de Grandfort décède, dans des circonstances inconnues. Rentrée en France en 1855, Marie publie, grâce à la protection d’Émile de Girardin, l'Autre Monde, récit de son voyage aux États-Unis, sous le pseudonyme de Marie Fontenay. Grâce au succès de cette première description des États-Unis rapportée par une femme, Marie fait son entrée dans le monde littéraire et accède à la célébrité, sous le pseudonyme de Manoël de Grandfort emprunté à son mari en bigamie, décédé.

Après avoir publié une dizaine de romans, puis parcouru la côte d'Azur, l'Italie et vécu en Suisse, elle partage sa vie, à partir des années 1880, avec Émile Goudeau, poète et publiciste de vingt ans son cadet. Elle a beaucoup fréquenté les salons qui réunissaient artistes, écrivains et hommes politiques comme celui de de Nina de Villars qui lui laissera à sa mort une rente viagère[5].

Marie Laspeyres née Barsalou connue sous le pseudonyme de Manoël de Grandfort décède à Ville d'Avray le à 75 ans d'« une longue maladie de cœur »[6].

Son œuvre littéraire a été assez abondante et a rencontré le succès (plusieurs de ses livres ont été réédités) : on a salué en Manoël de Grandfort « l'ironiste de nos travers mondains » et la femme de lettres « spirituelle sans méchanceté, mordante sans aigreur »[7]. Cette œuvre est plutôt considérée aujourd'hui comme mineure.

Œuvre

Notes et références

Liens externes

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