Après une scolarité à Ávila, il entre en 1868 à l'internat de l'Escurial où il reçoit une éducation religieuse stricte. À la mort de son père, en , sa mère s'installe à Madrid. Il entre à l'Université Centrale pour étudier la philosophie, les lettres, les beaux-arts et l'archéologie. Il se liera d'amitié avec Marcelino Menéndez y Pelayo, Leopoldo Alas et Joaquín Costa[6].
Le jeune Manuel y étudie l'histoire, les arts, la pédagogie et la philosophie[9]. Il est particulièrement impressionné par les cours de littérature de Giosuè Carducci. En 1882, il entre en tant que professeur d'histoire de l'art à l'école des beaux-arts de Barcelone, puis dirige le Museo Pedagógico de Primera Enseñanza, plus tard appelé Museo Pedagógico Nacional.
En 1886, le gouvernement l'envoie visiter les établissements scolaires de France, de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume-Uni avec Francisco Giner de los Ríos et un groupe d'étudiants de l'ILE. Il publie, ensuite, Historia de la pintura española.
Joaquín Sorolla, Portrait de Manuel Bartolomé Cossío (1908).
Le , Bartolomé Cossío, à 36 ans, se marie avec Carmen López Viqueira, au Portugal. Le couple aura deux enfants: Natalia (1894) et Julia (1900).
En 1905, il participe à Bilbao à la conférence "Le maître, l'école et le matériel d'enseignement" qui pose les bases de la rénovation de l'école en Espagne.
En 1908, il publie El Greco, œuvre maîtresse, et devient le devient le chercheur référent sur le maître espagnol[10].
En 1926 se célèbre le cinquantenaire de l'ILE. Cossío rédige le programme pédagogique de l'institution.
Il prend sa retraite en 1929.
La Escuela Cossío, dirigée par José Navarro Alcácer, est créée à Valence en 1930. Elle accueille les étudiants jusqu'à la fin de la guerre d'Espagne.
La même année, Cossío, malade, part à Genève suivre un traitement médical.
Il rentre en Espagne alors que la République est proclamée (1931). Il voit devenir réalité le vieux rêve partagé avec Francisco Giner de los Rios: la mise en place des Misiones Pedagógicas, dont le gouvernement républicain le nomme président[11]. En juin, il est élu député à l'Assemblée constituante. En 1934, la République le nomme citoyen d'honneur.
↑Eugenio M. Otero Urtaza, Bartolomé Cossío. Trayectoria vital de un educador, p. 41.
↑Jean-Claude Combessie, «Marché du travail et dynamique des valeurs [La cueillette du coton en Andalousie]», Actes de la recherche en sciences sociales, vol.41, no1, , p.73–85 (ISSN0335-5322, DOI10.3406/arss.1982.2144, lire en ligne)
↑(en) admin, «Cossío, Manuel B.», sur Bazin, Germain. Histoire de l'histoire d l'art; de Vasari à nos jours. Paris: Albin Michel, 1986, p. 443; Fundación Francisco Giner de los Ríos, Institucion Libre de Enseñanza, chronology, http://www.fundacionginer.org/cronologia.htm#cossio1. Ledesma, Ramiro Ramos. «El pedagogo Cossío». La Gaceta Literaria April 1, 1929, III, no. 55, p. 2; Santullano, Luis. El pensamiento vivo de Manuel B. Cossío. Buenos Aires: Editorial Losada, 1946; Alvarez Lopera, José. De Ceán a Cossío: la fortuna crítica del Greco en el siglo XIX. Madrid: Fundación Universitaria Española, 1987ff., .