Manuscrits de l'Institut
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| Manuscrits de l'Institut | |
Démonstration euclidienne du théorème de Pythagore. 1503-1507. Paris, Institut de France, Manuscrit K, folio 14v-15r. | |
| Bibliothèque | Bibliothèque de l'Institut de France |
|---|---|
| Support | carnets |
| Datation | de 1497 à 1515 |
| Langue | italien de la Renaissance et lombard |
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Les Manuscrits de l'Institut constituent une collection d'écrits essentiellement scientifiques de Léonard de Vinci. Ils tirent leur nom de leur propriétaire actuel, l'Institut de France, où Napoléon Bonaparte les verse en . Ils se présentent sous la forme de 12 carnets numérotés de A à M (avec omission du J).
Ces manuscrits donnent un aperçu de l'esprit de ce penseur, artiste et scientifique de la Renaissance notamment dans les domaines de l'optique, l'hydrologie et les machines hydrauliques, l'architecture, la géométrie, la physique, l'astronomie, la géologie, le vol des oiseaux ou la botanique.
En , apprenant le désintérêt de la famille de Francesco Melzi pour les documents de Léonard de Vinci, dont avait hérité son élève, Pompeo Leoni, un sculpteur italien au service de Philippe II d’Espagne, s'en porte acquéreur et les transfère en à Madrid où il travaille. À sa mort en octobre , son fils Miguel Angel en hérite. En , une partie des carnets sont achetés par Galeazzo Arconati qui en fait don en à la Bibliothèque Ambrosienne de Milan[1],[2]. Ces carnets sont saisis en par Napoléon Bonaparte et sont transférés à l'Institut de France : or, à la suite de la chute de l'Empire en , tous les biens saisis par le régime en terres étrangères sont restitués mais les petits carnets de l'Institut, ni réclamés ni repérés, sont oubliés par les vainqueurs. Seul le carnet qui avait été entreposé dans la Bibliothèque Nationale — qui deviendra le Codex Atlanticus — retourne à Milan[3].
