Maquis de Payolle
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Le maquis de Payolle est un maquis de la Résistance intérieure française constitué durant la Seconde Guerre mondiale au lieu-dit de Payolle, sur la commune de Campan dans le département des Hautes-Pyrénées.
| Lieu | Secteur sud de Bagnères-de-Bigorre (vallée de Payolle) |
|---|---|
| Changements territoriaux | Vallée de Campan |
| Commandant Bernard Maurice Bénézech |
| Groupe Franc du groupe Bernard | 3ème bataillon du régiment « Der Führer » de la 2e division SS Das Reich |
| 14 hommes | 30 a 50 hommes |
| Coordonnées | 0° 17′ 28″ nord, 42° 56′ 07″ est | |
|---|---|---|

Egalement connu sous le nom de groupe Bernard, le maquis était une unité de la Résistance ou coalition de résistants français et de guérilleros espagnols, dirigée par Maurice Bénézech (alias Bernard), intégrée aux réseaux de la Résistance en Bigorre, et reposant sur le plateau de Payolle pour ses opérations et son refuge.
Situation
Le hameau de Payolle se situe au bord du lac de Payolle sur le plateau de Payolle, à 1100 m d'altitude dans la vallée de Payolle qui appartient à 3 communes : Campan, Arreau et Ancizan, en Haute-Bigorre dans le département des Hautes-Pyrénées à 20 km au sud de Bagnères-de-Bigorre[1].
Histoire
Le maquis de Payolle qui s'est constitué en sous la direction de Maurice Bénézech (alias Bernard), avait pour lieu de refuge le pré Saint‑Jean sur le plateau de Payolle qui servait de base et utilisait également des granges et cabanes de montagne pour se cacher et se ravitailler, il faisait partie du maquis de Bagnères, créé au et était intégré aux trois grands axes de la Résistance en Bigorre : réseaux de passeurs (extractions vers l'Espagne), saboteurs (usines d’armement) et groupes armés le groupe Bernard et le Corps franc Pommiès.
Le groupe se spécialisait dans les actions de sabotage et les embuscades et de renseignement contre les forces d’occupation allemandes. Il prend fin lors du combat du qui a coûté la vie à un nombre élevé de ses membres et a entraîné la capture de plusieurs autres.
Composition
Le chef se nommait Maurice Bénézech, surnommé Bernard, les effectifs étaient environ de 400 hommes, incluant des résistants français (maquisards français, civils de la région : artisans, ouvriers, paysans, réfractaires au STO), des guérilleros espagnols antifranquistes (environ trente combattants) et des femmes courrières pour le rôle de transport d’informations et de matériel, souvent issues de la population locale.
Le nombre total de résistants qui ont pu passer sur le plateau de Payolle, dont la plupart étaient français est environ de 70 à 100.
Combats
A Lesponne au lieu-dit du Chiroulet, le une attaque allemande de la 2e division SS Das Reich fait 6 tués[2].
Combat principal
Le au pré Saint‑Jean et dans les granges de montagne de Payolle (grange de Camoudiet) vers 5 h du matin, une sentinelle espagnole aperçoit des troupes allemandes venant de Tarbes et de Lannemezan attaquent par le versant d'Arreau. Les Allemands débarquent en camions sur le pré et tentent d’encercler les maquisards. Les attaques ont commencé très rapidement, les maquisards étant immédiatement encerclés et confrontés à un matériel lourd et moderne.
Le capitaine Maurice Bénézech donne l’ordre de repli vers 14 h, des embuscades sont mises en place, et les maquisards parviennent à repousser l’assaut. Les Allemands, après avoir récupéré leurs morts se retirent. Ils embarquent aussi 5 prisonniers dont trois seront torturés a mort (Jacques Soubielle, Bernard Ravitsky, et Gabriel Fourvel, abattus dans le dos) au lieu-dit Peyrehicade à Capvern tandis que les deux autres s'évaderont[3].
Le combat entraîne la mort de 14 maquisards (dont 5 espagnols), les forces allemandes subissent entre 35 et 50 pertes[4].
Hommage
- Un monument a été inauguré au bord du lac de Payolle et de la route de la hourquette d'Ancizan[5].
- Un monument aux morts est présent dans le cimetiere de Bagnères-de-Bigorre en hommage au Groupe Bernard.
- Une rue de Tarbes et une avenue de Bagnères-de-Bigorre portent son nom.