Maquis de Plainville
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Lieu | Secteur ouest d'Eure-et-Loir |
|---|---|
| Changements territoriaux | Libération de Nogent-le-Rotrou |
| Commandant Sinclair (Maurice Clavel) Capitaine Duroc (Gabriel Herbelin) |
| 150 |
| Coordonnées | 48° 21′ 05″ nord, 0° 57′ 18″ est | |
|---|---|---|
Le maquis de Plainville est un maquis de la Résistance intérieure française constitué durant la Seconde Guerre mondiale au lieu-dit Plainville, sur la commune de Marolles-les-Buis dans le département d'Eure-et-Loir.
Le hameau de Plainville se situe à environ 10 km au nord-est de Nogent-le-Rotrou et à un peu plus de 2 km de Marolles-les-Buis. Une grande ferme s'y trouve, ainsi qu'une colline boisée qui descend abruptement au sud et à l'est vers la Vinette, affluent de la Cloche, elle-même se jetant dans l'Huisne.
À mi-hauteur, s'ouvrent des grottes débouchant sur d'anciennes carrières souterraines : ce site, éloigné des grandes voies de passage, pourvu d'un accès à la rivière, fut retenu par les maquisards qui bénéficiaient de solides complicités dans la région, notamment à Saint-Hilaire-des-Noyers, commune de Saint-Denis-d'Authou, dont les habitants assuraient la cantine.
Histoire
Le maquis de Plainville s'est constitué le et a pris fin lors de la libération de Nogent-le-Rotrou le [1].
Le maquis est dirigé par le capitaine Gabriel Herbelin (La Saucelle, 1907 - 1997[2]), alias Duroc selon son nom de code dans la Résistance. L'Eure-et-Loir étant divisé en 4 secteurs, Herbelin est responsable du secteur ouest, comprenant l'arrondissement de Nogent plus les cantons de Brezolles, La Ferté-Vidame, Senonches, Courville et Illiers[RG 1].
Dans son manuscrit du , Raymond Gohon[RG 2] recense nominativement 133 combattants et le nombre global est estimé à 160[3].
Faits d'armes
Réception de parachutages d'armes et matériels
À la suite des parachutages des , et , 6 tonnes de matériels sont récupérés[3].
Sabotages et destructions
Les demandes les plus importantes concernent les destructions de la ligne ferroviaire Paris-Brest qui passe par Nogent-le-Rotrou et la ligne téléphonique reliant ces deux mêmes villes.
Libération de Nogent-le-Rotrou
L'action la plus connue du maquis de Plainville est la libération de Nogent-le-Rotrou le , 3 jours avant l'arrivée des Alliés le .
Dans son « roman » Le temps de Chartres, Maurice Clavel en donne une description qui reste à confirmer : Duroc, contesté par ses hommes, réussit grâce à Sinclair à rétablir son autorité et finit par faire prisonniers, à lui seul, tous les occupants de la mairie[MC 1].
Hommage
À Nogent-le-Rotrou, une plaque apposée 41 rue Gouverneur rend hommage à quatre combattants du « tués face à l'ennemi », dont l'un, Robert Fonteix, est cité par Gohon comme faisant partie du maquis de Plainville[RG 3].