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Il était le fils de Jean Georges Michel Berdolet, instituteur, et de Marie Jeanne Gatois. Il fréquenta le collège de Porrentruy, en Suisse, puis le séminaire de Besançon et fut curé de Phaffans dans l'actuel Territoire de Belfort de 1770 à 1796.
Cet évêché dépendait de l'archevêché de Malines et comprenait 79 paroisses de première classe et 754 de seconde classe. Pour l'essentiel, Berdolet laissa la gestion de son diocèse à son vicaire général Martin Wihelm Fonk.
Par ce geste, Berdolet remerciait l'empereur d'avoir rendu à l'église d'Aix-la-Chapelle les reliques qui lui avaient été confisquées à la Révolution.
Dans un article du , le Frankfurter Zeitung rapporte que l'Impératrice Joséphine vint à Aix-la-Chapelle «prendre les eaux». Berdolet ne sut que faire pour lui plaire. Lorsqu'il lui fit visiter le trésor de la cathédrale, il lui offrit de nombreuses reliques et des objets d'art religieux anciens. Parmi ces reliques figuraient des cheveux de la Vierge que Charlemagne portait toujours sur lui et un os du bras droit du vieil empereur. Le chapitre de la cathédrale tint longtemps secret ces cadeaux remis à Joséphine, qui revinrent, par héritage, à Hortense, à Eugène, puis à Napoléon III.
Dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, à droite de l'autel, est scellé le cœur de Marc-Antoine Berdolet que son épitaphe qualifie de primus aquisgranensis episcopus (premier évêque d'Aix-la-Chapelle). Et le diocèse allait attendre plus de cent ans, avant qu'avec son rétablissement, il lui soit trouvé un successeur reconnu par le pape. Ses restes reposent au cimetière de l'Est de la ville.
Notes et références
↑ Paul Pisani, Répertoire biographique de l'épiscopat constitutionnel (1791-1802), A. Picard & Fils, Paris, 1907, p.258-260.