Marc-Antoine Fehr
From Wikipedia, the free encyclopedia
Zurich
Marc-Antoine Fehr est un artiste peintre né le à Zurich. Il vit et travaille à Pressy-sous-Dondin et Zurich.
Marc-Antoine Fehr naît le à Zurich. Il est originaire de Bachs et de Niederweningen, dans le même canton[1]. Il est le deuxième d'une fratrie de trois garçons[1].
Sa mère, née Marie-Hélène Clément, est peintre et dessinatrice, elle-même fille du peintre vaudois Charles Clément[1] ; son père est Otto Fehr, un juriste[2].
Il grandit à Zurich, où il obtient sa maturité en 1973[1].
Très tôt, il prend conscience d’avoir hérité de la passion familiale. Après des études classiques au lycée et malgré les injonctions d’entrer aux Beaux-Arts qui lui sont faites, il décide de s’installer en Bourgogne du Sud, région qu’il ne quittera désormais que pour de courts séjours en Suisse. Loin du monde de l’art et marqué par la tradition familiale, il apprend le métier par lui-même, nourri depuis l’enfance de l’observation de sa mère au travail. En 1978, il présente une première fois ses dessins à la galerie Hufschmid à Zurich[3]. Mais c’est finalement la peinture qui occupera tout son champ d’activité d’artiste. Il passe du papier à la toile et ses tableaux voient progressivement leurs dimensions croître. Ses deux premières grandes toiles Sans titre (220 x 520 cm, collection de la Confédération suisse, Berne) et La tentation de Saint Antoine (300 x 900 cm, Musée des Beaux-Arts d'Argovie, Aarau), sont réalisées en 1983 et 1984/85. Il montre pour la première fois sa peinture au public lors d'une exposition au Musée des Beaux-Arts de Winterthour en 1985[4].
En se tournant vers la peinture sur toile et en commençant des cycles de peintures à l'huile ou à la gouache de grande envergure, dont certains sont encore inachevés à ce jour (Journal de Pressy, 2000, Le pays sans fin, commencé en 1999, L'intérieur du grand moulin 1994- 2005, Vagabondages, commencé en 2005, The walk of the blind man, 2018/19), il réalise aussi régulièrement jusqu'à aujourd'hui des tableaux de grand format, qui reprennent le travail effectué sur les petits formats. Face à la « force narrative de cette peinture », il vient à l'esprit de Jean-Christophe Bailly, en regardant les tableaux de Fehr, que « l'attachement à la narration, qui doit être plus étroit chez lui que chez tout autre peintre, pourrait être la clé pour comprendre sa manière de peindre dans toute son extra-temporalité »[5].
Distinctions
- 1976 : Résidence dans l'atelier du Canton de Zurich, à la Cité internationale des arts à Paris
- 1979 : Bourse Kiefer-Hablitzel [6]
- 1980 : Prix fédéral d’art (prédécesseur de Swiss Art Award)
- 1980 : Bourse de la ville de Zurich
- 1981 : Prix fédéral d’art (prédécesseur de Swiss Art Award)
- 1982 : Prix fédéral d’art (prédécesseur de Swiss Art Award)
- 1983 : Bourse du Canton de Zurich
- 1985 : Bourse du Canton de Zurich
- 1987 : Prix de la Fondation Vordemberge-Gildewart[7]
- 2003 : Prix de la Fondation pour les arts graphiques en Suisse

