Issu de la Maison de Lévis, il descend de Guy Ier de Lévis. Il est le fils de Marc-Antoine de Lévis, baron de Lugny, capitaine aux Gardes françaises, et de Marie Françoise de Gélas de Léberon.Il suit une carrière militaire. Capitaine dans le régiment de La Reine cavalerie en 1758, il est promu en 1762 colonel du régiment royal-Roussillon infanterie et en 1763 colonel du régiment de Picardie. En 1781, il est promu au grade de maréchal de camp et décoré de l'ordre de Saint-Louis.
Il s'oppose à la suppression des titres nobiliaires, à celle de la noblesse, à la création des assignats, au rattachement d'Avignon au royaume de France, à la constitution de 1791. Il se prononce pour la religion catholique comme religion d'État.
Après la séparation de l'Assemblée constituante, il se rend à Cologne et y reste jusqu'en [1]. Son nom fut porté sur une liste d'émigrés. Cependant il revient à Lugny en temps utile et un arrêté du , lève le séquestre déjà mis sur ses biens. Mais à la suite d'une loi du il est réinscrit comme émigré.
Le , le comité de surveillance le fait arrêter, le il comparaît devant le tribunal révolutionnaire. On l'envoie à Paris le , il est interrogé le . Condamné à mort, il est guillotiné en Place de Grève, à Paris le [2].
Il épouse le Louise Madeleine Grimod de La Reynière (Paris, - Paris, paroisse Saint Eustache, ), fille de Antoine Gaspard Grimod de La Reynière, fermier général , et de Marie-Madeleine Mazade. Dont trois enfants:
Antoinette-Madeleine de Lévis (Paris, - château de Lugny, ), mariée en 1782 avec (son cousin) Guy Henri Joseph de Lévis, marquis de Gaudiès, Maréchal de camp, chevalier de Saint-Louis, Pair de France en 1827 (Pamiers, - Paris, ). Tous deux divorcèrent en 1793. Elle se remaria avec Louis Audéoud, directeur des Contributions. Dont postérité;
Charles-Gabriel-Louis-Guy de Lévis, (Paris, - );
Antoine- Louis de Lévis, comte de Lévis-Lugny, (Paris, - ), sans alliance[3];