Il est le fils du banquier Alphonse Charles Jacques Ruffer, devenu le premier baron de Ruffer, né à Genève, et d'Anne Caroline Prieger, née à Bad Kreuznach (Allemagne)[1].
En 1890, Marc Armand Ruffer épouse Alice Mary Greenfield, avec qui il aura 3 enfants.
À partir de 1891, il est le premier directeur de l'«Institut britannique de médecine préventive», devenu le «Lister Institute of Preventive Medicine».
Dans le cadre d'une auto-expérience, il s'inocule du sérum anti-diphtérique et présente des atteintes du système nerveux[2] ce qui l'oblige à renoncer à son poste.
Il décide alors de s'expatrier en Égypte pour améliorer sa santé. Peu de temps après son arrivée, en 1896, il est nommé professeur de bactériologie à la faculté de médecine de l'Université du Caire et directeur de l'Institut égyptien de bactériologie.
Il tente d'élucider le problème de la volumineuse épouse du souverain de Pount gravée sur le temple de Deir el-Bahari sous le règne d'Hatchepsout. «J'admets», dit-il, «que jusqu'à présent je suis incapable de suggérer un diagnostic précis quelconque»[6].
Il s'intéresse aussi à la momie du roi Siptah et considère que son atrophie du pied est un pied varus équin ou pied bot congénital[6].
Il devient président du conseil égyptien pour l'hygiène et réussit à enrayer le choléra en Égypte.
La même année, lors d'un déplacement en Grèce en vue d'y améliorer l'assainissement, son bateau, le SS Arcadian(en), est torpillé au large de Salonique par le sous-marin allemand UC74 provoquant la mort de 279 personnes, dont 35 membres d'équipage[8].
Ses œuvres de paléopathologie sont publiées en 1921[9].
Notes et références
↑(en) Luca Ventura, «In memory of Sir Marc Armand Ruffer (1859-1917) a century after his demise», Paleopathology Newsletter, , p.19-23 (lire en ligne)
↑B. Vray, «Les apports de la biologie moléculaire à la paléoparasitologie», Vesalius: acta internationales historiae medicinae, tome VIII, no1, p.45-52, 2002
↑M.A. Ruffer, «Note on the presence of Bilharzia haematobi in egyptian mummies of the twentieth dynasty (1250-1000 B.C.)», British medical journal, volume 1, no2557, p.16, 1910