Marc Eichinger
banquier puis enquêteur et auteur français
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Marc Eichinger est un comptable, espion et lanceur d'alerte de nationalité française.
Biographie
Marc Eichinger est né en 1962 à Neuilly-sur-Seine. Il est fils de résistant et a grandi dans la culture protestante[1].
Il obtient un bac B à 16 ans. Il poursuit ses études et obtient un BTS DESCS mais n'est pas inscrit à l'ordre des experts comptables. Il réalise son service militaire dans les forces de gendarmerie mobile[2].
Il a des enfants élevés en Suisse. Il dit avoir été trésorier pendant 10 ans de l'Armée du salut et être amateur d'art martiaux[1].
Carrière professionnelle
Dans les années 1980, il est trader (opérateur de marché) et directeur de salle de marché. En 1986, il est cambiste à la BIAO, la « banque de la Françafrique », puis chef de la salle des marchés à Mitsubishi Bank et BBL à Paris. Il participe notamment à l'attaque de George Soros contre la banque d'Angleterre[3]. Après le , il voyage dans divers théâtres d'opération militaires. Depuis 2004, il dirige sa société d’enquêtes et de sécurité, APIC (Assistance Petroleum International Capital)[1],[4].
En 2006, il enquête sur le détournement des fonds étrangers consacrés à la reconstruction de l’Irak, vivant dans une ancienne forteresse de Saddam Hussein[1]. Il se présente alors comme un investisseur français domicilié en Suisse : « Personne ne se méfie d’un Français qui se balade en demandant comment reconstruire et en attirant toutes les mafias du coin. Et quand vous dites que vous êtes basé à « Genève, Suisse », les voyous vous ouvrent leurs portes, car vous n’êtes pas une menace, et ils ne peuvent pas garder leur cash. »
En 2010, il affirme dans un rapport que l’achat par Areva de mines d'uranium est surfacturée et constitue une fraude[5],[6],[7],[8]. Anne Lauvergeon réplique en parlant d'« imposture » et de document « inintelligible, indigent et inepte ». À nouveau en 2014 et 2016, il pointe la défaillance de la gestion des mines d'UraMin (société) par Areva[9], notamment dans l'émission Pièces à conviction. Il affirme ainsi qu'Areva s'est « fait enfler de 1,8 milliard d’euros » lors de l'achat de mines sans valeurs. À la suite, entre autres, de ces révélations, Areva est démantelée en 2016[1],[4]. Par ailleurs, il semble avéré que les pertes d'Areva atteignent plusieurs milliards d'euros[10].
Toujours concernant Areva, il dénonce au FBI un possible pacte de corruption lors du rachat de la start-up américaine Ausra, impliquant notamment l'ancien vice-président américain Al Gore[11].
Il affirme avoir passé 7 ans au Niger, de 2013 à 2020, à travailler sur la sécurité d’une installation pétrolière. Il dénonce une corruption et un détournement de fonds sur le budget français et nigérien de la défense[12].
Marc Eichinger intervient régulièrement dans les médias, notamment pour parler des affaires financières sur lesquelles il a enquêté[2].
Publications
Essais
- Le système bancaire japonais, Economica, 1992
- La machine spéculative : psychologie des marchés financiers, préface de Jean-François Hénin, Economica, 1996
- L'homme qui en savait beaucoup trop - Révélations d'un agent au cœur des secrets d'État, avec Thierry Gadault, Massot éditions, 2020[13]
- Jeux de guerre - Corruption française : la face cachée de terrorisme, Massot éditions, 2022[14]
Romans
- Le Réseau. Forgé au combat, avec Alix Meyer, Plon, 2022
- Raven, le pacte du Qatar, Plon, 2024