Marc Fellous
immunologiste français
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Marc Fellous, né le à La Marsa (Tunisie), est un immunologiste français, docteur d'État de l’université Paris-VII (1978). Élève de Jean Dausset et de François Jacob, il a été interne des Hôpitaux de Paris puis, en 1981, professeur de génétique à l’université Paris-VII et chef de l'Unité d'Immunogénétique humaine à l'Institut Pasteur.
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Université Paris-Diderot (doctorat) (jusqu'en ) |
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grand prix d’État de l'Académie des sciences |
Biographie
Il a été nommé professeur à l’Institut Pasteur en 1992 et a dirigé plusieurs unités INSERM.
Il a enseigné la génétique en 1er et 2e cycle et a eu la responsabilité du DEA de génétique humaine de l’université Paris-VII avec Gérard Buttin de 1981 à 2003.
Il a créé en France une école sur le déterminisme du sexe en encadrant plus de 15 thèses.
Il a été membre du Conseil scientifique de l'INSERM de 1979 à 1983, ainsi que de plusieurs autres conseils ou instances scientifiques.
Sur le volet des OGM, il fut président de juillet 1998 à 2007 de la Commission de génie biologique (CGB) chargée d'évaluer les risques d'utilisation des OGM[1], et il fut président de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV), association de promotion des biotechnologies végétales et des OGM[2].
De 2003 à ce jour, il est professeur émérite de l’université Paris-Diderot
- Il a été l’organisateur des Rencontres interdisciplinaires de Méribel de 1983 à 1999.
- Il a développé plusieurs programmes en collaboration avec l’Amérique du Sud, l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient où il est fréquemment invité à donner des conférences.
- Il a été et est membre ou fondateur de plusieurs sociétés :
- Membre de la « Genetics Society » (Angleterre)
- Membre de l’American Society of Human Genetics
- Membre et Trésorier de la Société française de génétique de 1988 à 1997
- Membre de HUGO (Human Genome Organisation)
- Président de la Société française de génétique de 2001 a 2006
- Président puis membre du Conseil d'administration de l'Association française des biotechnologies végétales (AFBV)
- Parrain scientifique de l'Association française pour l'information scientifique (AFIS)
Distinctions
- Lauréat de la Faculté de médecine de Paris 1967
- Prix de thèse de médecine : médaille d’argent, 1967
- Prix de l’Hospitalisation privée, 1979
- Grand prix d’État de l'Académie des sciences, 1980
- Docteur honoris causa de l'uuniversité Trujillo de Lima (Pérou), 2004
- Grand prix de la Reproduction Society Tempa, États-Unis, 2008
- Médaille d'or de l'Académie d'agriculture de France, 2009
Décoration
Bibliographie (1971-2016)
Sur les 290 publications indiquées par PubMed par exemple (impact factor) : Nature(41), Nature Genetique (30), Science(31) , Cell(32) ,PNAS(10) ou New England Journal of Medecine(55), HMG (7) Certaines sont co-signées avec les Pr Jean Dausset ou François Jacob
- A non-sense MCM9 mutation in a familial case of primary ovarian insufficiency[3].
- Genome Editing and Dialogic Responsibility: "What's in a Name?"[4].
- Mutant cohesin in premature ovarian failure[5].
- Allelic reduction of Dlx5 and Dlx6 results in early follicular depletion: a new mouse model of primary ovarian insufficiency[6].
- Functional evidence implicating FOXL2 in non-syndromic premature ovarian failure and in the regulation of the transcription factor OSR2[7].
- The identification and characterization of a FOXL2 response element provides insights into the pathogenesis of mutant alleles[8].
- Differential aggregation and functional impairment induced by polyalanine expansions in FOXL2, a transcription factor involved in cranio-facial and ovarian development[9].
- A recurrent polyalanine expansion in the transcription factor FOXL2 induces extensive nuclear and cytoplasmic protein aggregation[10].
- GermOnline, a new cross-species community annotation database on germ-line development and gametogenesis[11].
- A 11.7-kb deletion triggers intersexuality and polledness in goats[12].
- Donor splice-site mutations in WT1 are responsible for Frasier syndrome[13].
- A regulatory cascade hypothesis for mammalian sex determination: SRY represses a negative regulator of male development[14].
- A protein tyrosine kinase in the interferon alpha/beta signaling pathway[15].
- Genetic evidence equating SRY and the testis-determining factor[16].
- Genetic evidence that ZFY is not the testis-determining factor[17].
- A protein tyrosine kinase in the interferon alpha/beta signaling pathway[18].
- Regulation of HLA-DR gene by IFN-gamma. Transcriptional and post-transcriptional control[19].
- Small deletions of the short arm of the Y chromosome in 46,XY females[20].
- Interferon response sequence potentiates activity of an enhancer in the promoter region of a mouse H-2 gene[21].
- A human Y-linked DNA polymorphism and its potential for estimating genetic and evolutionary distance[22].
- Human XX males with Y single-copy DNA fragments[23].
- Single-copy DNA sequences specific for the human Y chromosome[24].
- A glycolipid antigen associated with Burkitt lymphoma defined by a monoclonal antibody[25].
- The beta2-microglobulin mRNA in human Daudi cells has a mutated initiation codon but is still inducible by interferon[26].
- Differential regulation of HLA-DR mRNAs and cell surface antigens by interferon[27].
- Preferential effect of gamma interferon on the synthesis of HLA antigens and their mRNAs in human cells[28].
- Interferon-dependent induction of mRNA for the major histocompatibility antigens in human fibroblasts and lymphoblastoid cells[29].
- Monoclonal antibody against a Burkitt lymphoma-associated antigen[30].
- Absence of allogeneic restriction in human T-cell-mediated cytotoxicity to Epstein-Barr virus-infected target cells. Demonstration of an HLA-linked control at the effector level[31].
- Isolation of a human teratoma cell line which expresses F9 antigen[32].
- Variations of the expression of HL-A antigens on human diploid fibroblasts in vitro[33].
- Probable haploid expression of HL-A antigens on human spermatozoon[34].
Affaires judiciaires
Premier procès
La 17e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris a condamné Marc Fellous pour diffamation, le , pour avoir écrit que Gilles-Éric Séralini est un « chercheur avant tout militant anti-OGM qui se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace »[35].
La justice a jugé que l'imputation faite au chercheur « d'avoir failli à son obligation de probité intellectuelle en raison de sa dépendance à l'égard de Greenpeace, dont il recevrait une aide financière pour ses travaux », était diffamatoire[36],[37]. Les autres propos poursuivis relevaient « du débat scientifique ». Elle précise: « Mettant en cause son indépendance à l'égard d'un organisme supposé financer ses travaux", ces propos "portent d'autant plus atteinte à l'honneur (...) de Gilles-Eric Séralini que Marc Fellous revendique sa qualité de président d'une association qui se présente comme "une ONG créée en juin 2009, strictement indépendante »[38].
En , le Prof. Gilles-Éric Séralini avait poursuivi devant les tribunaux le Prof. Marc Fellous, pour diffamation à la suite de propos tenus dans le cadre d'une demande d'équivalence de temps d'antenne formulée auprès du Conseil supérieur de l'audiovisuel[39]. À l'époque, Marc Fellous était président de l'Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV), association de promotion des biotechnologies végétales, dont les OGM[40].
En 2012, Marc Fellous fait partie d’un petit groupe de lobbyistes coordonné par Monsanto et visant à discréditer les travaux de Gilles-Éric Séralini[41].
Marc Fellous fut condamné à 4000 € de remboursement de frais de justice, 1000 € d’amende avec sursis et 1 € de dommages et intérêts[42].
Second procès de Gilles-Éric Séralini et du CRIIGEN contre Marc Fellous
Accusé de faux et usage de faux lors du procès en diffamation intenté par Gilles-Éric Séralini[43], et mis en examen le , Marc Fellous, à la suite de l'audience tenue le , a été relaxé par délibéré rendu le . Après ce délibéré le Parquet n'a pas fait appel.
