Marc Fontecave
chimiste français
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Marc Fontecave, né le à Carcassonne, est un chimiste français. Spécialiste international de la chimie bioinorganique, il enseigne actuellement au Collège de France à Paris, où il dirige le Laboratoire de chimie des processus biologiques.
Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) (jusqu'en )
École normale supérieure Paris-Saclay
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Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) (jusqu'en ) Université Pierre-et-Marie-Curie (doctorat) (jusqu'en ) École normale supérieure Paris-Saclay |
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Biographie
Marc Fontecave est ancien élève de l'École normale supérieure Paris-Saclay (à l’époque, dite « de l’enseignement technique »), et docteur ès sciences.
Il a été élu en 2005 membre de l'Académie des sciences et occupe à partir de l'année 2008-2009 la chaire de chimie des processus biologiques au Collège de France[1].
Recherches
Marc Fontecave a approfondi la compréhension de la structure et de la réactivité des centres métalliques présents dans les métalloprotéines[2]. Ses recherches peuvent avoir des applications dans le domaine de la chimie (catalyseurs sélectifs), de la santé (anticancéreux, antioxydants), de l’environnement (bioremédiation, chimie verte[3]) et de l’énergie (production d’hydrogène[4],[5],[6] et transformation du dioxyde de carbone).
Prix et distinctions
- 2015 : Chevalier de la Légion d'honneur[7]
- 2011 : Grand prix Achille-Le-Bel de la Société chimique de France[8]
- 2010 : Chevalier de l'ordre national du Mérite[7]
- 2009 : Titulaire de la Chaire Sir Raman de l'Académie indienne des sciences
- 2005 : Membre de l'Académie des sciences[9]
- 2005 : Membre senior de l’Institut universitaire de France (IUF)[10]
- 2004 : Médaille d'argent du CNRS[11]
- 1996 : Prix Policart-Lacassagne de l'Académie des sciences
- 1991-1996 : Membre junior de l’IUF[12].
Prises de position
Il est intervenu dans le débat public pour encourager la réappropriation par le public des grandes recherches scientifiques[13] et la simplification du système de recherche français ; selon lui, l'évaluation des chercheurs a posteriori est la seule méthode permettant la prise de risque indispensable en recherche[14].
En 2013, lors d'un colloque de rentrée, Marc Fontecave avait interrogé publiquement l'origine humaine du réchauffement climatique, posant la question « Quel degré de certitude avons-nous que le réchauffement climatique est la conséquence exclusive de la production de gaz carbonique d’origine humaine ? »[15].
En 2015, au moment de la réflexion sur la transition énergétique avec ses collègues de l'Académie des sciences[16], il encourage l'utilisation du nucléaire et des gaz de schiste.
Il remet aussi en cause l'urgence à agir à l'encontre du réchauffement climatique le , lors d'une table ronde au Collège de France : « Certes le GIEC, avec ses scientifiques, nous dit qu’on ne peut pas attendre trop longtemps, mais enfin, personne ne sait quand est la fin du monde. Donc il faut peut-être relativiser cette notion d’urgence »[15]. L'évènement est organisé par une chaire consacrée à la transition écologique et au climat et bénéficiant du soutien financier du groupe pétrolier TotalEnergies[17], avec la condition que le Collège de France se refuse à « toute communication (…) susceptible de porter atteinte à l’image » de la cette entreprise[15].
Publications
- Chimie des processus biologiques : une introduction, Paris, Éditions Fayard, coll. « Collège de France », , 60 p. (ISBN 978-2-213-65422-5, LCCN 2010363521, lire en ligne)
- Halte au catastrophisme, les vérités de la transition énergétique, Paris, Flammarion, , 250 p. (ISBN 2-08-020737-7)[18],[19].