Marc-Hyacinthe descend de la maison de Rosmadec, une ancienne famille de la noblesse bretonne qui a donné plusieurs évêques de Vannes et de Rennes. Il est le fils de Sébastien Ier, marquis de Rosmadec (v. 1590-v. 1660) et de Julienne Bonnier (v. 1605-1674).
Il est à la bataille de la baie de Bantry le , commandant du vaisseau Le Fort, 56 canons, sous les ordres du marquis de Châteaurenault, au sein de la flotte française qui affronte celle de l'amiral Herbert. Il sauve de la noyade le chevalier d'Entragues, tombé à l'eau après l'explosion du vaisseau commandé par le chevalier de Coëtlogon, en lui envoyant une chaloupe. Il est également à la bataille du cap Béveziers, le dans l'arrière garde commandée par le comte d'Estrées, vice-amiral. Il commande alors L'Illustre, armé de 70 canons et 500 hommes d'équipage, à bord duquel il s'illustre à nouveau. L'historien du XIXesiècle, Léon Guérin décrit avec lyrisme, dans son Histoire de la Marine française, son action:
«Le capitaine de Rosmadec, monté sur l'Illustre, de 70 canons, longtemps, à lui seul, eut affaire à cinq gros vaisseaux, contre lesquels il tint avec une valeur et une fermeté dignes d'être enregistrées par l'histoire[5].»
En 1691, il monte Le Fier, 80 canons. Il reçoit la croix de Saint-Louis en 1694, après vingt-cinq années de service dans la Royale.
↑ On trouve parfois son prénom orthographié Marc-Jacinthe
↑ Il s'agit en réalité d'un titre de courtoisie. N'étant pas l'aîné de la fratrie, c'est son frère Sébastien II qui porte le titre de marquis de Rosmadec.
↑ Dans son journal, le marquis Dangeau écrit au : «J'appris que M. de Rosmadec, chef d'escadre, étoit mort; il avoit le petit gouvernement de Redon en Bretagne, qui a été donné à M. de Nesmond, lieutenant général de la marine; ce petit gouvernement vaut 1 000 écus de rente.»
Voir aussi
Sources et bibliographie
En français
M. d'Aspect, Histoire de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, vol.3, Paris, chez la veuve Duchesne, (lire en ligne), p.277