Marcel Allain
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Paris, Île-de-France
Saint-Germain-en-Laye
| Nom de naissance | Paul Marie Edmond Marcel Allain |
|---|---|
| Alias |
Alain Darcel |
| Naissance |
Paris, Île-de-France |
| Décès |
(à 83 ans) Saint-Germain-en-Laye |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | française |
|---|---|
| Mouvement | populaire |
| Genres |
Œuvres principales
Marcel Allain, né le dans le 4e arrondissement de Paris et mort le à Saint-Germain-en-Laye est un écrivain français, dont l'œuvre emblématique est la saga feuilletonnesque fondée sur le personnage du criminel masqué Fantômas, créé avec Pierre Souvestre en 1911.

Fils d'un docteur en droit et en médecine, il est juriste de formation, comme beaucoup de romanciers populaires, et bachelier ès Lettres. Il est d'abord engagé comme secrétaire et clerc d'avoué, emplois qu'il abandonne « pour devenir journaliste, ce qui lui vaut d'être mis à la porte par son père »[1]. Il est alors recueilli par Pierre Souvestre, journaliste et écrivain déjà connu. Sous le pseudonyme d'Alain Darcel, il publie un premier roman policier, intitulé Les Mystères du métro (1916), puis devient le prête-plume de Souvestre[2], avant de cosigner avec lui des pièces de théâtre et des romans. À partir de 1911 il écrit Fantômas, feuilleton populaire en trente-deux volumes. Il continuera la série après la mort de son coauteur - ainsi d'ailleurs que la série Naz-en-l'air comprenant quinze volumes -, tout en se lançant dans ses propres créations.
Ses récits sont fondés sur un modèle sériel à héros récurrent, héritage des romans-feuilletons du XIXe siècle, à la suite de Paul Féval ou Ponson du Terrail, chaque volume constituant une histoire complète au rythme frénétique. D'ailleurs, cet aspect excentrique de son œuvre lui attire l'intérêt des surréalistes.
Il a écrit plus de quatre cents autres œuvres relevant de tous les genres du roman populaire (roman sentimental, roman policier, roman d'aventures, anticipation), dont la série de récits d'espionnage ayant pour héros Naz-en-l'air, toujours avec Souvestre, et après la mort de ce dernier, les séries Tigris (1928-1950), Fatala (1930-1931), Miss Téria (1931), Dix heures d'angoisse (1932-1933), Férociâs (1933), Les Drames ignorés (1937-1938), David Dare (1938-1941), Le Commissaire Boulard (1956-1957), dont plusieurs sont écrites en tout ou en partie par les nègres littéraires Emmanuel Clot[réf. incomplète], Edmond Mery, Picart-Armanville... Il s'intéresse aussi au cinéma, aux bandes dessinées, aux techniques nouvelles, dont l'automobile qui le fascine (il était propriétaire d'un garage).
Marcel Allain meurt le à Saint-Germain-en-Laye[3]. Selon ses vœux, son inhumation se déroule dans la plus stricte intimité le au cimetière du Père-Lachaise[4],[5].
Vie privée
Il épouse Henriette Kistler, la compagne de Pierre Souvestre, le . Elle décède en 1956.