Marcel Antoine

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Décès
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LiègeVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
SlacheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Marcel Antoine
Biographie
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Genre artistique

Marcel Antoine, né le à Schaerbeek (province de Brabant, actuellement région de Bruxelles-Capitale) et mort le à Bruxelles, est un chansonnier, caricaturiste, animateur de radio, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée belge.

Marcel Antoine naît le à Schaerbeek[1],[2]. Il grandit dans les Ardennes[1]. Il fait ses études secondaires à Bruxelles[1]. Il devient principalement actif en tant qu'humoriste au cours de la Première Guerre mondiale[1].

Il publie ses premiers dessins dans L'Épatant, le journal des Pieds nickelés[3]. Dès 1927, on le retrouve à Pourquoi pas ?[3] où certains dessins sont inspirés par Albert Dubout[4]. En 1933, il réalise deux courtes séries de bandes dessinées Les 36 métiers de Patatje et Les Aventures de Jack22 à la gazette hennuyère Le Populaire[5].

Puis, on le retrouve à Radio-Belge et à Radio Schaerbeek[3]. Sur Radio Schaerbeek, il réalise des séquences humoristiques rédigées et qu'il interprète : Les Tribulations de Monsieur Slache et de sa femme Toutouneke[6].

Il invente le personnage de Jules Slache, savoureux « Brusseleer »[3], qui apparaît fréquemment dans ses émissions sur des radios privées[7].

Il est fondateur du groupement « La Mine souriante » en 1930[5],[8],[9],[10]. En [Note 1], à l'occasion des fêtes du Centenaire, a lieu le premier « Salon des humoristes » auquel il restera fidèle[11],[3]. « La Mine souriante » commence à réunir des dessinateurs de presse, des peintres et des sculpteurs. De grands noms de l'humour belge en font partie : Hergé, Léo Campion, Jean Dratz, Jacques Ochs, Stanislas-André Steeman, rejoints plus tard par Jacobs, Morris, Roba et Tillieux[Note 2],[12].

Dans les années 1930-1940, il se produit au Poulailler, un cabaret situé au no 4 de la rue Auguste Orts à Bruxelles accompagné de sa pianiste Christiane[13]. Il prend pour nom de scène Slache[14].

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, il lance le magazine Slache[14], dans lequel il critique Léon Degrelle et le nazisme[9]. Après avoir animé Les Aventures de Boby dans Le Soir ainsi que Bill et Bull dans Bravo ![9],[15], il fait son entrée au Journal de Spirou en occupant la dernière page du journal en [5],[16] où il crée Le Grand Voyage de Slache à partir du personnage qu'il animait sur les ondes de Radio Schaerbeek dès [5],[17]. Concomitamment, ce récit est publié en néerlandais dans Robbedoes sous le titre De Groote Reis van Toone[9].

Pendant la Guerre, il joue dans des cabarets[9]. Il est attiré à Radio Bruxelles, il débarque avec sa panoplie de personnages humoristiques Slache, Toutouneke, Olive et Rigobert[18],[19].

Le , il anime le « Bal de la Victoire » avec le capitaine Richard Evans (en) de la BBC, un événement organisé par Le Soir et La Dernière Heure en l'honneur des libérateurs[20]. Pour ce dernier quotidien bruxellois, il réalise la petite bande comique et politique (non titrée) jusque dans les années 1950[21].

Principal caricaturiste de L'Action wallonne, il collabore, après 1945, au journal libéral liégeois Le Pays libre[3] et co-fonde le journal satyrique Pan avec Léo Campion et le dessinateur Jean-Léo[9] qu’il dirige de 1945 à 1948[3]. Dix ans plus tard, il est l’une des figures de proue de « La Belgique Joyeuse » à l’Exposition universelle de 1958[3].

Il fonde encore l'éphémère journal Cancan en 1959 dont la publication est interrompue par son décès[22]. Il meurt le à Bruxelles, à l'âge de 62 ans[1].

Œuvres

Notes et références

Annexes

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