Marcel Godet
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Neuilly-l'Hôpital (d) |
| Nom de naissance |
Jean François Marcel Godet |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Grade militaire | |
|---|---|
| Conflit | |
| Distinctions |
Marcel Godet, né le à Canchy dans la Somme et mort pour la France près de Pervyse entre Dixmude et Nieuport, en Belgique, le , est un historien français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France.
Jean François Marcel Godet, né le à Canchy, est le fils de Alfred Jean Baptiste Godet (1847-) notaire et de Marie Célina Olympe Mellier (1863-1913)[1].
Il épouse Antoinette Henriette Émilie Padieu (1888-1971) le , à Drucat, commune voisine d'Abbeville. Le couple aura deux filles[2].
Après ses études primaires auprès du curé de Canchy, il est élève du collège Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer[3], il obtient son baccalauréat à Lille et une licence ès lettres en 1903 à la Sorbonne[4]. Il est incorporé au 8e bataillon de chasseurs à pied en novembre pour y faire son service militaire. Il est nommé caporal en , sergent de réserve en 1905 et lieutenant de réserve en 1912[5].
Après l'obtention d'une licence en droit en 1905, il entre à l'École des chartes en 1906[6]. Il obtient le diplôme d'archiviste-paléographe en 1910[7] et le diplôme de l'école pratique des hautes études. Sa thèse de fin d'études porte sur La congrégation de Montaigu (1490-1580). Il est victime d'un grave accident quand il est élève à l'École des chartes : il tombe de l'étage supérieur de la bibliothèque dans la salle de travail et doit rester immobilisé pendant plusieurs mois[2].
Fin 1909, il est nommé conservateur de la Bibliothèque, du Musée et des Archives d'Abbeville[8]. Il devient membre titulaire de la Société d'émulation d'Abbeville en et trésorier en 1913[9],[10]. Il renonce à ses fonctions de conservateur en 1913, après le deuil de sa mère, pour se consacrer à l'histoire et la littérature[11]. Ses publications comprennent des essais dans le domaine du patrimoine et des poèmes comme La Grande Pâture, Un Picard en Hollande et Le Village[12].
Il est rappelé à Amiens au 8e bataillon de chasseurs à pied lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, comme sergent avant d'être nommé dans son grade de lieutenant le [5].
Lors de la bataille de l'Yser, il est tué d'une balle en plein cœur le , près de Pervyse en Belgique[13].
La citation qui accompagne sa nomination dans la Légion d'honneur dit qu'il « a été glorieusement tué a la tête de sa compagnie à l'attaque du village de Kloosterhoeck. Croix de guerre avec palme ».
Après de longues recherches, sa famille fait rapatrier son corps en pour le faire inhumer au cimetière de Neuilly-l'Hôpital[14].
Distinctions
- 1916 : Académie française - Prix Bordin pour La Congrégation de Montaigu[15]
Chevalier de la Légion d'honneur, à titre posthume, décret du [16]
Croix de guerre -, palme de bronze
Hommages
- Le nom de Marcel Godet est inscrit au Panthéon dans la liste des 560 écrivains morts pour la France[17].
- Son nom figure sur la plaque commémorative 1914-1918 de l'École des Chartes et de la Sorbonne à Paris, sur les monuments aux morts de Canchy et de Neuilly-l'Hôpital[18].
Œuvres principales
- Pedis admiranda ou les Merveilles du pied, de Jean Dartis, remis en lumière, 1907
- La Congrégation de Montaigu, 1912[19]
- Alcius Ledieu, 1913
- Les brûlements d'archives à Abbeville pendant la Révolution, 1913[20]
- Les protestants d'Abbeville au début des guerres de religion (1560-1572), 1919[21]
