Élu conseiller municipal de Roubaix en 1935 puis adjoint au maire en 1938, il est nommé maire de Roubaix par Fernand Carles[2] le [3] à la suite du décès de Fleuris Vanherpe deux jours plus tôt. Refusant de prêter serment au gouvernement de Vichy, il abandonne sa fonction de maire en .
Il fonde le réseau Action 40, chargé de collecter des renseignements dans la région de Roubaix et dont le groupe est démantelé début . Arrêté le , il est déporté «Nuit et brouillard» de la gare de Lille à destination de la prison de Saint-Gilles près de Bruxelles, le . Après un transit d’environ une semaine en région bruxelloise, les déportés du convoi sont transférés à la prison de Bochum dans l’attente de leur jugement par le tribunal spécial d’Essen[4]. Il connaît ensuite d’autres prisons, comme Berlin-Tegel, Görlitz, Bautzen, Leipzig, et Untermassfeld dont il revint courant considérablement affaibli, pesant à peine cinquante kilos[5].
En , le docteur Marcel Guislain fonde la Fédération des déportés internés, résistants et politiques de France dont il prend la vice-présidence[6]. En 1955, il devient également président-fondateur de l'Union nationale des victimes de guerre et de la Confédération nationale des déportés, internés et ayants droit de la Résistance[7]. Il est député du Nord de 1951 à 1958 et sénateur de 1967 à 1974[3].