Marcel Rouquette
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Marcel Rouquette, né le à Saint-Laurent-le-Minier (Gard) et mort le à Aix-en-Provence, est un général d'aviation français, qui fut un as de l'aviation au cours de la Seconde Guerre mondiale.
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Biographie
Formation
Il fait sa préparation de l'École de l'air aux lycées de Toulon puis de Montpellier.
Le , il est admis à l’École de l’Air, nouvellement implantée à Salon-de-Provence, dans la troisième promotion. Il suit le cursus de formation classique d’un pilote sur les bases de Cazaux, d’Avord puis au Centre d’instruction de la chasse de Chartres[1]. Il obtient son brevet d'observation à la fin de la première année, fait l'apprentissage du pilotage à Avord, et est envoyé à Romilly pour sa transformation[2].
Seconde Guerre mondiale
Lors de la déclaration de la guerre, il est envoyé au centre d'instruction chasse à Chartres, puis aux centres d'instruction observation et bombardement, respectivement à Tours et Bordeaux[2].
Pilote de chasse, il est affecté comme sous-lieutenant, le à la SPA 67, première escadrille du groupe de chasse I/5 de Reims. Elle était alors déployée sur le terrain d'opérations de Suippes, sous l'autorité du commandant Murtin, et avec les commandants d'escadrille, Dorance et Accart. Il vole sur Curtiss H-75. Il remporte sa première victoire le [Note 1].
Lors de la signature de l'Armistice, il est nanti de 8 victoires, dont un doublé le , contre des Heinkel He 111[1].
Le , le GC I/5 est redéployé en Algérie puis au Maroc pour surveiller les côtes de l’Afrique du Nord contre les forces alliées.
En , le GC rejoint le camp des Alliés. Rebaptisé « Champagne », il vole désormais sur chasseur américain Bell P-39N Aircobra.
il est près d'Oran et veut continuer le combat, surtout après le bombardement de Mers el-Kébir. De nombreux pilotes français partent pour les États-Unis, il s'engage au Maroc sur P-39, et fait des missions pour le Coastal Command, basé à Meknès, Fès et Rabat[2].
Au cours de la guerre, il remportera un total de dix victoires aériennes homologuées et de six victoires probables. L'une est remportée le en 1942 contre un Vickers Wellington de la Royal Air Force et une autre en 1944. Il remporte sa 10e victoire le [1]. Son unité participe jusqu'en à des missions de protection côtière. Alors qu'il dirige la deuxième escadrille (dépuis ), il remporte sa dixième victoire contre un Ju 88[3].
Après le débarquement du , il revient en métropole à Salon-de-Provence, et vole sur des P-47 Thunderbolt ; en , il participe à la bataille de la poche d'Alsace[2]. Il termine la guerre sur la base de Luxeuil, en assure le commandement en second, puis en devient le commandant à partir de [1].
Carrière d'état-major
En 1947, il est affecté à l’état-major de la 1re Division aérienne. L’année suivante, il est nommé commandant adjoint de la base aérienne 151 de Rabat-Salé[1].
En 1952, il est chargé de mettre sur pied la 30e escadre de chasse de nuit à Tours, escadre qu’il commandera.
En 1953, il est affecté au SHAPE (Grand Quartier général des puissances alliées en Europe (en anglais : Supreme Headquarters Allied Powers Europe)[2].
De 1956 à 1958, il commande la base aérienne 132 de Colmar-Meyenheim.
En 1961, il est promu colonel et devient Chef d’état-major du 1er Commandement aérien tactique (Catac) à Lahr (République fédérale d'Allemagne). Il commanda de 1962 à 1964 l’École de l’air de Salon-de-Provence[4].
Général de brigade aérienne, il est nommé sous-chef d’état-major de l'Armée de l'air en 1964. Général de division aérienne en 1965, il préside le Conseil permanent de la sécurité aérienne[Note 2] en . Il quitte l'Armée de l'air le [4].
Carrière civile
Il a plusieurs propositions de postes ; il fait un passage chez Arcopal, puis entre au département informatique chez Phillips[2].
Il meurt le à Aix-en-Provence[5].
Distinctions
Il est titulaire de nombreuses médailles et décorations[6].
- Officier de la Légion d'Honneur le 9 Septembre 1940.
- Grand Officier de la Légion d'Honneur.
- Croix de Guerre 39-45.
- 9 citations : 7 de l'armée ; 2 corps aérien.
- Grand Croix de l'Ordre du Mérite.
- Médaille de l'aéronautique.
- Distinguished Flying Cross (USA).
Sources
- Daniel Porret & Franck Thevenet, Les As de la guerre 1939-1945 (tome II, L à Z), Service historique de l'Armée de l'air, 1991. (ISBN 2-904521-12-7)