En 1988, Marcel Strebel fonde le Front patriotique, ou Patriotische Front (PF), avec entre autres Otto Rüttiman, Otto Röllin et Peter Klüser[1]. Il s'inspire des mouvements des Fronts qui ont existé en Suisse dans les années 1930[2]. Le siège du PF est établi à Schwyz mais il semble avoir eu plusieurs antennes en Suisse alémanique. Dès 1989, le groupe fait parler de lui par ses rassemblements et des attentats dirigés contre des centres de réfugiés[3].
Le FP aurait compté environ 350 membres actifs, résidant tous en Suisse centrale. Le mouvement n'a jamais édité aucune publication[1].
Em , le conseiller national socialiste Jean Ziegler réclame l'interdiction du Front patriotique, qu'il qualifie de «ramassis d'assassins et de tueurs». Le Conseil national rejette la motion par 70 voix contre 14[1].
123Claude Cantini, Les Ultras: Extrême droite et droite extrême en Suisse: les mouvements et la presse de 1921 à 1991, Lausanne, Éditions d'en bas, , 176p. (ISBN2-8290-0135-4, lire en ligne), p.155-157
↑Dans les années 1930, la Suisse alémanique connaît plusieurs mouvements portant des noms proches, tels un Front national (Nationale Front, 1930-1940), le Nouveau Front (Neue Front, 1930-1933) et un Front fédéral (Eidgenössische Front, 1931-1940). Ils sont interdits en 1943.
12Carole Villiger, «Une Suisse pas si tranquille.Le répertoire d'actions violentes durant la deuxième partie du XXe siècle», Revue suisse d'histoire no 64, , p.66-84