Marcel Thomazeau
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Marcel Alexis Félix Marie Thomazeau |
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Marcel Thomazeau, né le à Saint-Lumine-de-Coutais (Loire-Inférieure) et mort le à Marseille[1], est un résistant de la Seconde Guerre mondiale, déporté puis dirigeant de journaux régionaux[2].
Il naît de parents ouvriers agricoles, deuxième d’une fratrie de dix enfants. Après son certificat d’études en 1932, Marcel Thomazeau est engagé dans une imprimerie, comme ouvrier tourneur de feuilles puis comme lithographe. En 1937, apprenti, il est licencié pour avoir participé à une grève. Syndiqué à la CGT, il adhère aussi à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) «non parce que j’étais catholique, mais parce que dans ce pays de cons, le seul moyen d’aller faire du sport ou assister à des conférences, était d’entrer à la JOC »[3]. Il quitte la JOC plus tard lorsque l’Église soutient le général Franco contre les républicains espagnols.
En 1940, il participe à la Résistance, dans un mouvement communiste. La Gestapo arrête en une centaine de membres de son réseau de résistants. Cinquante-cinq sont condamnés à mort et fusillés, dont son frère. Lui est condamné à sept ans de travaux forcés et emprisonné à Blois, puis dans le camp de Royallieu à Compiègne, et finalement déporté vers le camp de concentration de Mauthausen.
Il est libéré à l’arrivée des Alliés en , mais atteint de tuberculose, on lui refuse le retour en France de crainte de contagion. Il n’arrive à Paris qu’en , où il est accueilli par le ministre communiste Marcel Paul, dont il avait partagé la cellule à Blois. Marcel Paul en fait son secrétaire particulier.
