Marche sur les mains
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La marche sur les mains est une forme inhabituelle de locomotion consistant à se déplacer sur les mains avec la tête en bas, jambes tendues ou non. Elle est pratiquée dans différentes activités artistiques ou sportives dont la gymnastique artistique, l'acrobatie, le breakdance et d'autres danses, le crossfit, etc. ou se suffit à elle-même.
La marche sur les mains est une activité particulièrement difficile par rapport à la bipédie standard sur les pieds. Elle exerce d'importantes contraintes d'effort, d'équilibre, de respiration et de circulation sanguine. Le parcours d'une longue distance sur les mains (plusieurs dizaines de mètres) requiert d'alterner la marche avec une position de repos normale, tête en haut, pour permettre la récupération musculaire et sanguine.
En particulier, la marche sur les mains sollicite fortement les structures musculo-squelettiques suivantes :
- La main et le poignet : pour le support ; leur rôle devient analogue à celui du pied et de la cheville par rapport à la bipédie standard.
- La loge antérieure de l'avant-bras : pour la flexion du poignet et des doigts, réalisant le transfert de poids dans le sens de la marche ; de rôle analogue à la loge postérieure de la jambe.
- Le triceps brachial : pour l'extension du coude lors de la poussée dans le sens de la marche ; de rôle analogue au quadriceps fémoral.
- Le trapèze et le deltoïde : pour le maintien et « l'extension » de l'épaule[1] ; de rôles analogues aux fessier, psoas et adducteurs de la cuisse.
- Les lombaires : ils tendent à s'arquer sous le poids des jambes, ce qui peut être douloureux.
Le gainage abdominal profond est fort, contraignant la respiration. Le sang tend à stagner dans la tête.
L'anatomie humaine ne permet pas la course sur les mains, c'est-à-dire ne permet pas d'alterner des phases de décollage-atterrissage où l'athlète se propulse dans les airs avec une main pour se réceptionner sur l'autre et se repropulser immédiatement avec cette dernière. Certains athlètes parviennent à enchaîner quelques sauts sur une ou deux mains[2],[3]. Toutefois, un déplacement long requiert la marche à proprement parler, c'est-à-dire d'avancer une main après l'autre.