Marco Mouly

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Surnoms
Coco, JorisVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Cyril Mouly (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personne liée
Samy Souied, Arnaud Mimran
Maël
Biographie
Naissance
Surnoms
Coco, JorisVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Cyril Mouly (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Personne liée
Samy Souied, Arnaud Mimran
Condamné pour
Escroquerie[1]

Mardoché Mouly, dit Marco Mouly, né à Tunis en , est un repris de justice mêlé à plusieurs affaires judiciaires en lien avec le milieu du crime organisé franco-israélien. Spécialisé dans l'escroquerie et la fraude, il est notamment condamné dans l'affaire dite « de la fraude à la TVA sur les quotas de carbone ».

Mardoché Mouly, dit « Marco Mouly »[2] est né à Tunis[3] en [4] de parents juifs tunisiens[5], installés en France dans les années 1960. Il a grandi à Paris dans le quartier de Belleville. Il a sept frères et sœurs, arrête l’école à 12 ans[6] et se présente comme « quasi illettré »[7].

Il a trois enfants, dont l'influenceuse Nina Guez[7],[8] et est l'oncle du joueur de poker Cyril Mouly[9]. Il a acquis un appartement de standing avenue Georges-Mandel à Paris[10].

Il entretient son amitié avec Samy Souied. Ils se lient avec Arnaud Mimran pour organiser et amorcer une fraude à la TVA sur les quotas carbone[11],[12]. Dépeint comme un « flibustier haut en couleur »[13], il affiche un style de vie ostentatoire, sans retenue et revendique son amitié avec des stars[14]. Le magazine Le Point évoque sa « tournée des plateaux télé, entre Sept à huit et Touche pas à mon poste »[2].

Affaires judiciaires

Dans les années 1990, Marco Mouly apparaît dans des affaires, dont un dossier de vol et six d’escroquerie. Il est condamné une première fois à 13 mois de prison avec sursis en 1993[6].

Au début des années 2000, il « entre dans la carrière » de fraude à la TVA par achat revente de matériel téléphonique ou d'informatique[15].

À la suite de la mise au jour de l'affaire de la fraude à la TVA sur les quotas de carbone de 2008 à 2009 et des poursuites judiciaires associées, Marco Mouly est interpelé en 2013[16]. Il est présent à toutes les audiences du procès de , mais ne se présente pas au délibéré. Il est condamné à 8 ans de prison[17].

Marco Mouly est arrêté en Suisse le , après que le tribunal a délivré un mandat d’arrêt contre lui[18].

La cour d’appel de Paris confirme, le , la peine prononcée en première instance à son encontre. En complément, la cour a ajouté une peine de confiscation de son patrimoine, à hauteur du montant de sa part estimée dans l’escroquerie[1].

En 2019, il est condamné à 18 mois de sursis probatoire[19], pour un délit commis en 1998 aux dépens de l'État danois[20], via la société Vendôme Trading[21].

En , alors âgé de 56 ans, Marco Mouly est placé sous le régime de la semi-liberté avec notamment obligation de travailler[22].

En , il est mis en examen pour une extorsion de fonds[23], qu'il qualifie de « vieille affaire ».

En , son sursis probatoire est révoqué : selon le journaliste Fabrice Arfi, ce sursis était assorti de trois obligations, dont aucune n'aurait été remplie par Marco Mouly[19]. Ainsi, la justice considère qu'il occupe « un emploi fictif » de community manager et qu'il « a fourni de fausses fiches de paie ». Il indique aussi qu'il travaille à un second livre et incarnera un rôle principal d'un futur film[22],[21].

Face à la perspective d'un retour en prison, Marco Mouly annonce partir en cavale[4],[24]. Néanmoins, le , il se rend aux autorités judiciaires en se présentant, accompagné de son avocat, directement au tribunal judiciaire de Paris, en vue de son incarcération[22].

Fin , il est entendu dans une enquête visant une société de Dominique Strauss-Kahn[25].

Le , alors qu'il est incarcéré, il est placé en garde à vue pour avoir organisé son insolvabilité à la suite de condamnations précédentes[26]. Il lui est notamment reproché d'avoir fait verser à sa fille les droits d'auteur qui lui revenaient pour son livre, en demandant « à percevoir une rémunération plus faible qu'elle, qui n’a pourtant écrit que quelques lignes »[27].

Le , une peine de quatre ans de prison est requise à son encontre pour « organisation frauduleuse d’insolvabilité par débiteur, pour échapper à une condamnation de nature patrimoniale »[28].

Le , il est confronté à Dominique Strauss-Kahn, dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent[29].

Il est libéré le [30] avant d'être condamné en son absence à 3 ans d'emprisonnement le suivant, pour « escroquerie et organisation frauduleuse d’insolvabilité par débiteur », peine assortie d'un mandat d’arrêt[31],[32].

Début 2025, il vit à Tel-Aviv[33] et se dit prêt à rentrer en France pour son procès, à condition que ce ne soit pas « un procès contre [lui] ». Il estime ne pas être en cavale[34]. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt et est arrêté à Rome le à sa descente d’avion[35].

Le , il est extradé d’Italie vers la France et placé en détention le lendemain[36],[37].

Le , la cour d'appel de Paris réduit sa peine, ce qui conduira, selon ses avocates, à sa sortie de prison « dans les tout prochains jours »[38].

En , il est jugé à Rennes comme figure centrale d’une vaste fraude à la TVA dans le secteur de la téléphonie ; un système de carrousel qui aurait causé près de 20 millions d’euros de préjudice. Il nie toute implication directe, se présentant comme simple intermédiaire et multipliant les fanfaronnades[39]. Le , il est condamné par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes à une amende de 300 000  et à indemniser l'État à hauteur de 5 millions d'euros avec ses sept co-accusés[40].

Documentaire, livre et fictions

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI