Marco Mouly
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| Naissance | |
|---|---|
| Surnoms |
Coco, Joris |
| Parentèle |
Cyril Mouly (d) (neveu) |
| Personne liée |
Samy Souied, Arnaud Mimran |
|---|---|
| Condamné pour |
Escroquerie[1] |
Mardoché Mouly, dit Marco Mouly, né à Tunis en , est un repris de justice mêlé à plusieurs affaires judiciaires en lien avec le milieu du crime organisé franco-israélien. Spécialisé dans l'escroquerie et la fraude, il est notamment condamné dans l'affaire dite « de la fraude à la TVA sur les quotas de carbone ».
Mardoché Mouly, dit « Marco Mouly »[2] est né à Tunis[3] en [4] de parents juifs tunisiens[5], installés en France dans les années 1960. Il a grandi à Paris dans le quartier de Belleville. Il a sept frères et sœurs, arrête l’école à 12 ans[6] et se présente comme « quasi illettré »[7].
Il a trois enfants, dont l'influenceuse Nina Guez[7],[8] et est l'oncle du joueur de poker Cyril Mouly[9]. Il a acquis un appartement de standing avenue Georges-Mandel à Paris[10].
Il entretient son amitié avec Samy Souied. Ils se lient avec Arnaud Mimran pour organiser et amorcer une fraude à la TVA sur les quotas carbone[11],[12]. Dépeint comme un « flibustier haut en couleur »[13], il affiche un style de vie ostentatoire, sans retenue et revendique son amitié avec des stars[14]. Le magazine Le Point évoque sa « tournée des plateaux télé, entre Sept à huit et Touche pas à mon poste »[2].
Affaires judiciaires
Dans les années 1990, Marco Mouly apparaît dans des affaires, dont un dossier de vol et six d’escroquerie. Il est condamné une première fois à 13 mois de prison avec sursis en 1993[6].
Au début des années 2000, il « entre dans la carrière » de fraude à la TVA par achat revente de matériel téléphonique ou d'informatique[15].
À la suite de la mise au jour de l'affaire de la fraude à la TVA sur les quotas de carbone de 2008 à 2009 et des poursuites judiciaires associées, Marco Mouly est interpelé en 2013[16]. Il est présent à toutes les audiences du procès de , mais ne se présente pas au délibéré. Il est condamné à 8 ans de prison[17].
Marco Mouly est arrêté en Suisse le , après que le tribunal a délivré un mandat d’arrêt contre lui[18].
La cour d’appel de Paris confirme, le , la peine prononcée en première instance à son encontre. En complément, la cour a ajouté une peine de confiscation de son patrimoine, à hauteur du montant de sa part estimée dans l’escroquerie[1].
En 2019, il est condamné à 18 mois de sursis probatoire[19], pour un délit commis en 1998 aux dépens de l'État danois[20], via la société Vendôme Trading[21].
En , alors âgé de 56 ans, Marco Mouly est placé sous le régime de la semi-liberté avec notamment obligation de travailler[22].
En , il est mis en examen pour une extorsion de fonds[23], qu'il qualifie de « vieille affaire ».
En , son sursis probatoire est révoqué : selon le journaliste Fabrice Arfi, ce sursis était assorti de trois obligations, dont aucune n'aurait été remplie par Marco Mouly[19]. Ainsi, la justice considère qu'il occupe « un emploi fictif » de community manager et qu'il « a fourni de fausses fiches de paie ». Il indique aussi qu'il travaille à un second livre et incarnera un rôle principal d'un futur film[22],[21].
Face à la perspective d'un retour en prison, Marco Mouly annonce partir en cavale[4],[24]. Néanmoins, le , il se rend aux autorités judiciaires en se présentant, accompagné de son avocat, directement au tribunal judiciaire de Paris, en vue de son incarcération[22].
Fin , il est entendu dans une enquête visant une société de Dominique Strauss-Kahn[25].
Le , alors qu'il est incarcéré, il est placé en garde à vue pour avoir organisé son insolvabilité à la suite de condamnations précédentes[26]. Il lui est notamment reproché d'avoir fait verser à sa fille les droits d'auteur qui lui revenaient pour son livre, en demandant « à percevoir une rémunération plus faible qu'elle, qui n’a pourtant écrit que quelques lignes »[27].
Le , une peine de quatre ans de prison est requise à son encontre pour « organisation frauduleuse d’insolvabilité par débiteur, pour échapper à une condamnation de nature patrimoniale »[28].
Le , il est confronté à Dominique Strauss-Kahn, dans le cadre d'une affaire de blanchiment d'argent[29].
Il est libéré le [30] avant d'être condamné en son absence à 3 ans d'emprisonnement le suivant, pour « escroquerie et organisation frauduleuse d’insolvabilité par débiteur », peine assortie d'un mandat d’arrêt[31],[32].
Début 2025, il vit à Tel-Aviv[33] et se dit prêt à rentrer en France pour son procès, à condition que ce ne soit pas « un procès contre [lui] ». Il estime ne pas être en cavale[34]. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt et est arrêté à Rome le à sa descente d’avion[35].
Le , il est extradé d’Italie vers la France et placé en détention le lendemain[36],[37].
Le , la cour d'appel de Paris réduit sa peine, ce qui conduira, selon ses avocates, à sa sortie de prison « dans les tout prochains jours »[38].
En , il est jugé à Rennes comme figure centrale d’une vaste fraude à la TVA dans le secteur de la téléphonie ; un système de carrousel qui aurait causé près de 20 millions d’euros de préjudice. Il nie toute implication directe, se présentant comme simple intermédiaire et multipliant les fanfaronnades[39]. Le , il est condamné par la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes à une amende de 300 000 € et à indemniser l'État à hauteur de 5 millions d'euros avec ses sept co-accusés[40].