Marcus Livius Drusus
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| Censeur | |
|---|---|
| Proconsul de Macédoine | |
| - | |
| Consul avec Lucius Calpurnius Piso Caesoninus | |
| Préteur urbain | |
| avant | |
| Tribun de la plèbe | |
| Sénateur romain | |
| Édile |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Époque |
République romaine tardive (en) |
| Activités | |
| Famille |
Livii Drusi (d) |
| Père | |
| Mère |
Inconnue |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Cornelia (d) |
| Enfants | |
| Gens |
Marcus Livius Drusus, parfois dit « l'Ancien », est un homme politique de la République romaine, tribun de la plèbe en 122 av. J.-C., année pendant laquelle il s'oppose à Caius Gracchus, consul en 112 av. J.-C. et censeur en 109 av. J.-C., il meurt pendant cette magistrature en 108 av. J.-C. Il est le père du célèbre Marcus Livius Drusus, parfois dit « le Jeune », tribun de la plèbe assassiné en 91 av. J.-C.
Il est membre de la gens plébéienne des Livii.
Il est le fils de Caius Livius Drusus, consul en 147 av. J.-C.[1]
Biographie
Tribunat de la plèbe (122)
Il est tribun de la plèbe en 122. Il s'oppose à son collègue Caius Gracchus, qui s'est rendu redoutable par sa popularité. Pour détruire l'influence de ce tribun séditieux, Drusus, au nom du sénat, comble le peuple de faveurs et de largesses, et distribue gratuitement des terres[a 1],[a 2],[1],[2].
Plutarque le décrit ainsi : « Par la bonté de son naturel et l'excellente éducation qu'il a reçue, [Livius Drusus] n'est inférieur à aucun des Romains, et qui, par son éloquence et par ses richesses, peut le disputer aux plus puissants et aux plus estimés d'entre eux. Les principaux de Rome, s'adressant à lui, le conjurent de s'opposer à Caius [Gracchus], et de s'unir avec eux contre lui, non en cherchant à forcer l'inclination du peuple ou en résistant à ses volontés, mais en employant toute l'autorité de sa charge à lui complaire […]. Livius, abandonnant donc au Sénat l'exercice de son tribunat, fait des lois qui, sans offrir aucun motif d'honnêteté et d'utilité, n'ont d'autre but que de surpasser Caius en complaisance et en flatterie pour le peuple, comme dans les comédies les poètes rivalisent entre eux à qui divertira le mieux le spectateur. Livius ordonne d'établir douze colonies, chacune de trois mille citoyens indigents, et les sénateurs appuient sa loi. […] Ce qui donne surtout à la multitude la plus grande confiance dans l'affection et dans la probité de Drusus, c'est qu'il n'est jamais pour rien dans ses lois, et qu'il n'en retire aucun avantage. Il nomme toujours d'autres commissaires que lui pour l'établissement des colonies, et il ne veut jamais se charger de l'emploi des deniers publics »[a 3]. François Hinard résume que « Marcus Livius Drusus s'emploie à briser la popularité de son collègue Caius Gracchus. Ce jeune homme très distingué, fils de consul et paré de toutes les qualités personnelles nécessaires à une carrière politique, notamment l'éloquence, entreprend de déconsidérer son collègue sur son propre terrain »[1].
Consulat (112) et proconsulat (111-110)
Il est préteur au plus tard en 115 selon les dispositions de la lex Villia[3].
Il est nommé consul en l'an 112 aux côtés de Lucius Calpurnius Piso Caesoninus[4],[5].
Proconsul en 111 et 110[4] en Macédoine[6], il bat les Scordiques en Thrace[a 4],[7] et leur interdit le passage du Danube[a 5]. Il venge ainsi la défaite de Caius Porcius Cato quelques années plus tôt[a 4].
Il obtient en mai de l'année suivante le triomphe[a 6],[4],[7].
Censure (109) et décès (108)
En 109, il devient censeur aux côtés de Marcus Aemilius Scaurus, mais il décède au cours de son mandat[a 7],[8].