Mare d'Oursi
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La mare d'Oursi est une zone humide sahélienne située au nord du Burkina Faso, dans la province de l'Oudalan (région du Liptako). Reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle, elle est inscrite sur la liste des sites Ramsar d'importance internationale depuis 1990[1].
La mare est située à environ 45 km au nord-ouest de Gorom-Gorom, à proximité du village d'Oursi[2]. Elle se trouve dans une cuvette naturelle bordée au sud par une importante chaîne de dunes de sable fossiles.
C'est une mare semi-permanente dont le niveau d'eau varie considérablement selon la saison des pluies (juin à septembre). En année de bonne pluviométrie, sa superficie peut atteindre environ 45 km2.Cet écosystème singulier est menacé par les systèmes d’exploitation non durables des terres et les sécheresses récurrentes : déforestation et surpâturage entraînent l’érosion, l’ensablement et la désertification.
Écologie
Flore
La végétation environnante est de type steppe sahélienne, dominée par des espèces telles que Acacia nilotica et Balanites aegyptiaca. La zone est cruciale pour lutter contre la désertification locale.
Faune
La mare d'Oursi est un site ornithologique majeur, tant pour les oiseaux résidents, comme l'Oie de Gambie et le Canard casqué, que pour les oiseaux migrateurs. Elle sert en effet d'escale et de lieu d'hivernage pour des milliers d'oiseaux venant du Paléarctique (Europe et Asie), notamment des canards, des hérons et des limicoles.
Importance socio-économique
La mare est le cœur vital de la zone pour les populations locales (Peuls, Touaregs et Songhaïs) :
- Pastoralisme : C'est un point d'abreuvement stratégique pour des milliers de têtes de bétail.
- Pêche : Une activité de subsistance importante durant la décrue.
- Agriculture : Le maraîchage est pratiqué sur les rives.
Menaces et conservation
Le site fait face à plusieurs défis environnementaux majeurs :
- L'ensablement dû à l'érosion éolienne et à la progression des dunes[3].
- La surexploitation des ressources ligneuses (bois de chauffe).
- Le changement climatique qui rend les apports en eau imprévisibles.
Des projets de restauration, incluant la fixation des dunes par des plantations, sont régulièrement mis en œuvre par l'État burkinabè et des ONG internationales[4].
