Margaret Ann Neve

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Décès
Nationalité
Margaret Ann Neve
En .
Doyenne de l'humanité
-
inconnu
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité

Margaret Ann Neve, née Harvey le à Guernesey et morte le , est la première femme supercentenaire officiellement enregistrée ainsi que le deuxième être humain à atteindre ses 110 ans après Geert Adriaans Boomgaard. Elle vécut à Saint-Pierre-Port sur l'Île de Guernesey située dans la Manche. Elle est la dernière personne survivante connue au monde à être née dans les années 1790.

À la naissance de Margaret, sa famille était déjà bien établie sur l'île. Son père John Harvey, né en Cornouailles en 1771, était le fils de John (1736-1778) et de Margaret Ann Parker (morte en 1790). John Harvey travaillait dans la marine marchande et fut impliqué dans des pillages de navires, ce qui lui a permis d'amasser une belle fortune à travers les années. Il épousa Elizabeth Guille lorsqu'ils eurent 19 ans tous les deux. John mourut le à l'âge de 49 ans. Elizabeth vécut avec leurs enfants survivants dans une maison appelée « Chaumière » (« Cottage »), qu'elle avait achetée en 1808 [1]. Elizabeth mourut en 1871 à l'âge de 99 ans [1].

Ensemble, ils eurent sept enfants :

  • Margaret (1792-1903)
  • John (1793-1865), il épousa Anne Sophia Grut (1802-1844) en 1826 et déménagea à Jersey puis en Angleterre. Ils eurent un fils, Thomas qui servit dans la milice et devint marchand
  • Elizabeth (1796-?) qui ne se maria jamais
  • Maria (1799-?) et Augusta (1801-?) mortes en bas âge
  • Thomas (1803-?) qui émigra aux États-Unis
  • Augusta (1804-?) mariée
  • Louisa (1805-1821)

Enfance et mariage

Née Margaret Harvey le , l'ainée d'une famille de sept enfants, elle passa la majeure partie de son enfance à Guernesey. Enfant, elle survécut à une chute dans l'escalier qui lui valut une commotion cérébrale et la laissa choquée pendant trois jours [1].

Margaret se souvient des troubles amenés par la Révolution française à Guernesey ; en ce temps-là, son père commandait la milice de l'île. En 1807, à l'âge de 15 ans, Margaret prit la mer avec son père pour Weymouth mais un orage força leur bateau à s'arrêter à Chesil Beach[2],[1].

Elle fut éduquée à Bristol, Angleterre et s'intéressa notamment à la littérature et la poésie. En 1815, elle fréquenta un pensionnat à Bruxelles où elle apprit à parler couramment le français, l'italien et à se débrouiller en allemand et en espagnol. Elle était capable de lire le Nouveau Testament en grec[3].

Avec sa directrice, elle visita le champ de bataille de Waterloo, peu de temps après la bataille, une fois les corps enterrés. Sur place, Margaret prit des souvenirs qu'elle montra au feld-maréchal prussien Blücher à Londres[3].

Margaret fit la connaissance de Charles François Dumouriez, un général des affrontements de la Révolution française, qui l'appela « la spirituelle »[4].

Margaret épousa John Neve, né en 1779 originaire de Tenterden, Kent[5] le en l'église de Saint-Pierre-Port. Comme voyage de noces, ils se rendirent sur le champ de bataille de Waterloo, 8 ans après la bataille[6]. Elle vécut en Angleterre pendant leurs 25 années de mariage et à la mort de son époux, en 1849, elle retourna à Guernesey[7]. Ils n'eurent jamais d'enfants.

Vie adulte et mort

Notes et références

Voir également

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