Margaret Oliphant

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Nom de naissance Margaret Oliphant Wilson
Naissance
Wallyford, East Lothian,
Drapeau de l'Écosse Écosse
Décès (à 69 ans)
Wimbledon, Londres,
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale
Margaret Oliphant
Description de cette image, également commentée ci-après
Margaret Oliphant.
Photographie du frontispice de
A Literary History of England from 1760 to 1825
Nom de naissance Margaret Oliphant Wilson
Naissance
Wallyford, East Lothian,
Drapeau de l'Écosse Écosse
Décès (à 69 ans)
Wimbledon, Londres,
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Anglais
Mouvement Roman fantastique, roman historique, biographie
Genres

Margaret Oliphant Wilson Oliphant[1], née Margaret Oliphant Wilson le à Wallyford près de Musselburgh dans l'East Lothian et morte le à Wimbledon, est une romancière et historienne écossaise. Elle épouse en 1852 son cousin Frank Wilson Oliphant, dont elle a six enfants.

Toute sa vie, elle fait preuve d'une ténacité devant l'adversité remarquable dans le contexte de l'époque : à la mort de son mari, elle assure par son talent d'écrivaine, la sécurité et l'éducation de ses enfants (elle enverra d'abord ses deux fils à Eton, puis à Oxford[2]). Elle soutient ensuite financièrement et moralement ses deux frères Willie et Frank, et assure l'éducation de trois enfants de ce dernier. Mais ses efforts sont contrecarrés par la maladie et la mort : aucun de ses enfants ne lui survivra et, des enfants de Frank qu'elle a pris en charge, seule Janet vivra plus longtemps qu'elle[N 1].

Dans les années 1880 elle guide les débuts en littérature de la romancière irlandaise Emily Lawless.

Fille de Francis W. Wilson (1788-1858) et de Margaret Oliphant (1789-1854)[3], elle passe son enfance à Lasswade, près de Dalkeith, à Glasgow et Liverpool et s'adonne dès son plus jeune âge aux expérimentations littéraires. En 1849, elle publie son premier roman Passages in the Life of Mrs Margaret Maitland (Épisodes de la vie de Mme Margaret Maitland) où il est question du mouvement de l'église libre d'Écosse dont ses parents sont des sympathisants. Ce premier roman connait un certain succès. Il est suivi en 1851 par Caleb Field et la même année, Margaret rencontre le major William Blackwood à Édimbourg, qui l'invite à participer à la rédaction du Blackwood's Magazine, une revue littéraire célèbre de l'époque. Cette collaboration débutée de façon précoce durera toute sa vie. Le nombre de ses contributions sera considérable puisqu'elle signera dans cette revue plus de cent articles, parmi lesquels une critique du personnage d'Arthur Dimmesdale dans The Scarlet Letter de Nathaniel Hawthorne.

Portrait de Margaret Oliphant en 1881 par Frederick Augustus Sandys (1829-1904). National portrait gallery, Londres.

Le , elle épouse à Birkenhead son cousin maternel, Frank Wilson Oliphant (1818-1859) et le couple emménage à Londres, Harrington Square. Frank est peintre de vitraux, mais de santé fragile, il souffre de la tuberculose dont il commence à présenter des signes alarmants. Ils auront en tout six enfants[4],[N 2] dont aucun ne survivra à Margaret[5]. Trois d'entre eux étant morts en bas âge, la famille, pour raisons de santé, déménage en à Florence, puis à Rome, où Frank Oliphant meurt quelques mois plus tard, le , laissant son épouse enceinte et endettée. Le elle met au monde son dernier fils, Francis Romano surnommé Cecco. Presque sans ressources, Margaret retourne en Grande-Bretagne où elle décide d'assurer sa subsistance et celle des trois enfants qui lui restent à charge par ses talents de plume.

Devenue un écrivain à succès, elle travaille avec acharnement pour maintenir sa situation. Cependant sa vie familiale est pleine de tristesse et de déceptions. En , sa fille Maggie[5] meurt à Rome. Elle est enterrée dans la même tombe que son père. Elle apporte un soutien financier à son frère Willie, alcoolique, pendant un quart de siècle[6]. Après la faillite de son frère Frank en 1868 et la mort de sa femme en 1870, elle prend à sa charge le fils de son frère, appelé Frank (comme son père), puis ses filles Margaret (« Madge ») et Janet (« Denny »)[7].

En 1866, elle s'installe à Windsor pour se rapprocher de ses fils, pensionnaires au collège d'Eton. La demeure qu'elle vient y habiter restera la sienne jusqu'à la fin de sa vie.

En littérature, Margaret Oliphant, se distingue par ses prises de position, après Jane Austen, dans la défense du roman féminin. Elle note en 1882 que si la culture britannique célèbre les hommes pour être à l'origine du « flot de noble poésie au tournant du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, [.…] elle néglige l'émergence soudaine, à la même époque, d'une forme purement féminine du génie littéraire » (negligent of the sudden development of purely feminine genius at the same great era)[8]. Le déroulement de sa vie constitue de fait une démonstration de la capacité des femmes face à la faiblesse des hommes[6]. Devenue veuve, Margaret Oliphant parvient en effet à subvenir aux besoins, non seulement de ses trois enfants survivants, mais également à ceux de ses deux frères Frank et Willie, ainsi que de trois enfants de Frank[N 3].

Pendant plus de trente ans, elle mène une carrière littéraire diversifiée, avec un courage à peine entamé par une suite de difficultés des plus sérieuses. Les ambitions qu'elle nourrissait pour ses fils resteront insatisfaites. Son fils aîné Cyril Francis, meurt en 1890, laissant une Vie d'Alfred de Musset, incluse dans le livre Foreign Classics for English Readers (Classiques étranger à l'intention des lecteurs anglais) écrit par sa mère. Son dernier fils, Francis (« Cecco »), collabore avec elle à la rédaction d'un ouvrage intitulé Victorian Age of English Literature (L'Âge victorien de la littérature anglaise) et réussit l'examen qui lui permet d'exercer le travail qu'il aime au British Museum, mais Sir Andrew Clark, un médecin célèbre de son temps, disqualifie sa candidature[9],[N 4], et Cecco meurt en 1894. Avec la perte du dernier de ses enfants, Margaret Oliphant perd également ce qui lui restait d'intérêt pour la vie. Sa santé décline progressivement et elle meurt à Wimbledon, au début de l'été 1897, à l'âge de 69 ans.

Œuvre parue en France

Œuvre complète

Annexes

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