Margareta Wahlström (née le ) est une diplomate et spécialiste des sciences sociales suédoise qui occupe des postes de premier plan au sein de la Croix-Rouge et des Nations Unies. Spécialisée dans l'aide humanitaire d'urgence, elle est, de 2008 à 2015, Sous-Secrétaire générale des Nations Unies à la réduction des risques de catastrophe, tout en dirigeant le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe. En , elle est élue présidente de la Croix-Rouge suédoise[1],[2],[3].
Née le , Margareta Wahlström grandit à Boden, dans le nord-est de la Suède. Première de sa famille à faire des études universitaires, elle étudie la diplomatie, l'histoire économique et l'anthropologie sociale, ainsi que le français et l'espagnol, à l'Université de Stockholm. Après l'obtention de son diplôme, elle travaille en Amérique du Sud sur un projet de développement. Elle est ensuite invitée à se rendre au Vietnam pour participer à une initiative d'aide humanitaire auprès d'une usine de papier. Cette expérience lui permet de rencontrer de nombreux habitants désireux de reconstruire leur pays, ce qui l'a alors incitée à consacrer sa vie à l'aide aux populations touchées par des catastrophes majeures[2].
Après le Vietnam, elle s'installe au Cambodge voisin où elle intègre le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l'organisation humanitaire chargée des enquêtes sur la sécurité. Après une courte mission en Thaïlande, elle retourne à Stockholm et entreprend une thèse de doctorat sur le développement rural. Elle accepte rapidement un poste à la Croix-Rouge suédoise en tant qu'administratrice en Afrique du Sud durant les dernières années de l'apartheid. En 1989, elle rejoint la Croix-Rouge internationale à Genève comme responsable du bureau Afrique australe, avec des missions en Angola et au Cambodge. Elle est ensuite promue directrice adjointe des opérations (1991) puis secrétaire générale adjointe (1995-2000)[2],[1]. Ces fonctions impliquent une coopération avec les sections nationales de la Croix-Rouge dans les pays ravagés par des catastrophes, notamment le Congo, la Somalie, l'Irak et les pays émergents de l'ex-Yougoslavie[2].
Wahlström se rend ensuite en Afghanistan dans le cadre d'une mission de l'ONU visant à reconstruire le pays. En 2009, elle est nommée Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe et, simultanément, Directrice du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe (UNDRR). En 2015, sous sa direction, l'ONU adopte le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe[2].
En 2017, à 67 ans, Wahlström accepte l'invitation de la Croix-Rouge suédoise à en devenir la nouvelle directrice. Elle prend ses fonctions le [3],[2],[1].