Marguerite Michaud
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
Écrivaine, conférencière, historienne, éducatrice |
| Distinctions |
|---|
Marguerite Michaud, née le à Bouctouche et morte en à Moncton, est une enseignante, administratrice, conférencière et écrivaine considérée comme étant l'une des « grandes Acadiennes » du XXe siècle[1]. Elle est la première femme acadienne à obtenir un baccalauréat et joue un rôle important dans la promotion de l'éducation, de l'histoire et de la culture acadienne. Historienne de renom, elle rédige de nombreux articles pour la Revue d'histoire de l'Amérique française[1] et apporte sa contribution au journal L'Évangéline, notamment à travers des chroniques féminines et des notes historiques[2]. Ses recherches se concentrent principalement sur l'histoire de l'Acadie, l'histoire ecclésiastique et l'histoire locale. Pour sa contribution au domaine historique et du patrimoine acadien, de la littérature et de l'éducation canadienne, elle devient membre de l'Ordre du Canada en 1974[3] et obtient d'autres distinctions telles que la médaille du jubilé d'argent en 1977 et la médaille de l'Alliance française[4].
Enfance
Née le , à Bouctouche au Nouveau-Brunswick, Marguerite Michaud est l'aînée des 11 enfants de Virginie LeBlanc et de Georges Michaud[1]. Étudiante tout d'abord à l'école paroissiale et au couvent de l'Immaculée-Conception[5], elle poursuit ses études supérieures à St. Mary's Academy de Newcastle, désormais un quartier de Miramichi. Elle est récipiendaire de la médaille du lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick en 1916, à l'âge de treize ans[6].
Éducation
Marguerite Michaud suit ses études secondaires à Saint Mary's Academy de Newcastle avant de poursuivre son parcours universitaire dans plusieurs établissements[4]. Elle obtient un baccalauréat ès arts avec distinctions en 1923 à l'Université Saint-Francis-Xavier, devenant ainsi la première Acadienne à recevoir ce diplôme[6]. En 1924 ou 1925, elle obtient une maîtrise ès arts, avec une concentration en littérature et en histoire au couvent d'Antigonish[7].
Grâce à des bourses du gouvernement français et du comité France-Acadie, elle part pour Paris la même année et s'inscrit à la Faculté des lettres de la Sorbonne[8]. Après un an d'études, elle obtient en 1926 un diplôme de professeur de français à l'étranger[1] et est retournée au Nouveau-Brunswick le même été[9]. En 1929, elle s'installe à New York et poursuit ses études à l'université Columbia[8]. Elle enseigne ensuite la langue et la littérature françaises au sein du département des langues romanes au St. Joseph's College de Brooklyn jusqu'en 1940[1]. En 1947, elle soutient sa thèse et reçoit un doctorat magna cum laude en histoire de l'Université de Montréal[8]. Inscrite à l'Institut pédagogique de Montréal, elle entreprend sa seconde thèse de doctorat sur le système scolaire du Nouveau-Brunswick[1]. En 1962, elle a suivi une formation postdoctorale au Teachers College de l'Université Columbia[1]. En 1974, l'Université de Moncton lui décerne un doctorat honorifique en reconnaissance de sa contribution à l'éducation et à la culture acadienne[1]. On lui attribue deux autres doctorats honorifiques dont un en éducation à l'Université Saint-Joseph de Memramcook et un autre en droit à l'Université Saint-Thomas[4].
Carrière
Marguerite Michaud commence sa carrière comme institutrice à Edmundston en 1925[10]. Par la suite, elle devient professeure de langue et de littérature au St. Joseph's College de Brooklyn, à New York, où elle enseigne de 1929 à 1940[1]. Pendant cette période, elle écrit aussi une étude comparant les Acadiens du Nord et ceux de la Louisiane[11].
De retour au Nouveau-Brunswick, elle s'investit dans l'enseignement et devient professeure à l'École normale de Fredericton pendant la Seconde Guerre mondiale[1]. Elle enseigne ensuite au Collège Marguerite-Bourgeoys et dirige les cours de français à l'école secondaire de Campbellton[1]. À partir de 1940, elle joue un rôle clé dans plusieurs associations acadiennes, dont la Fédération des associations du Foyer-école, le Cercle français de Fredericton, l'UNICEF et l'Association des instituteurs acadiens, qu'elle préside en 1950[12],[13].
Elle participe également à plusieurs organisations à l'échelle internationale. En 1952, elle est parmi les trois Canadiens présents aux Pays-Bas en tant que délégués de l'UNESCO lors d'un forum des Nations unies sur l'enseignement des droits de l'homme dans les écoles secondaires[4]. La même année, elle participe à la Conférence canadienne sur l'éducation à Ottawa[4].
En 1953, elle reprend son poste de professeur de français à l'École normale, avant d'être nommée directrice adjointe en 1961[1]. Elle a été la première femme à occuper ce poste[1]. Après sa retraite en 1968, elle continue à enseigner comme chargée de cours à l'Université de Moncton comme professeure émérite[1].
Marguerite Michaud est également une historienne reconnue. Elle écrit de nombreux articles pour la Revue d'histoire de l'Amérique française[1] et contribue au journal L'Évangéline, notamment par des chroniques féminines et des notes historiques. Son travail porte principalement sur l'histoire de l'Acadie, l'histoire cléricale et l'histoire régionale[1].